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Banque : un Français sur quatre a connu un incident de paiement en 2017

Banque : un Français sur quatre a connu un incident de paiement en 2017

Les prélèvements automatiques pèsent particulièrement lourd quand un compte bancaire n'est pas provisionné.

Banque : un Français sur quatre a connu un incident de paiement en 2017
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Dépassement de découvert, chèque sans provision... Un quart des comptes courants ont enregistré un "incident de paiement" en 2017, selon un rapport du Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) que 'Le Parisien' dévoile.

Faute d'avoir assez d'argent, 25% des clients ont donc dû payer des frais supplémentaires à leur banque - soit une dizaine de millions de personnes, selon le quotidien.

Du lourd !

Les prélèvement automatiques pèsent particulièrement lourd, et les Français en enregistreraient entre 5 et 10 chaque mois, qu'il s'agisse des remboursements de prêts immobiliers, du loyer, des factures de gaz, d'électricité, de téléphone, ou encore des paiements aux impôts.

Le CSF note qu'en cas d'insuffisance de provision, un même compte peut enregistrer sur un même mois plusieurs rejets et se voir facturer potentiellement 60 euros à 100 euros, "montant qui peut être doublé en cas de nouvelles présentations des prélèvements impayés".

Plus de souplesse ?

Dans 85% des cas, la date de prélèvement est imposée, avec un décalage important entre le paiement réclamé et le versement du salaire ou de la pension. Pour assouplir un peu ces conditions et mieux s'organiser, le comité consultatif propose de laisser la possibilité aux Français de choisir leur calendrier. Il propose aussi de rendre plus lisibles les intitulés des prélèvements automatiques afin de "mieux les tracer et n'appliquer qu'une seule fois les frais bancaires lorsqu'une facture génère plusieurs incidents de paiement ".

Le document révélé par 'Le Parisien' a été remis à Bercy début juillet, après un rapport très sévère. Fin octobre, '60 Millions de consommateurs' et l'Union nationale des associations familiales (Unaf) avaient publié une étude qui dénonçait "une ahurissante mécanique de tarification", avec l'objectif d'alerter sur ces pratiques "qui ne font qu'enfoncer les clients dans leurs difficultés financières".

L'ensemble des frais bancaires représente 30 à 35% du chiffre d'affaires des banques de détail, soit 6,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires chaque année, une manne "indécente" à laquelle s'accrochent les établissements financiers...

©2018,

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