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Bank of America ne veut plus gérer le "trust" de Laeticia Hallyday

Bank of America ne veut plus gérer le "trust" de Laeticia Hallyday

La querelle autour de l'héritage de Johnny Hallyday a connu un nouveau rebondissement, mardi, avec la révélation que Bank of America a renoncé à gérer le "trust" dont Laeticia Hallyday est la seule bénéficiaire...

Bank of America ne veut plus gérer le 'trust' de Laeticia Hallyday
Crédit photo © Alexandra Saintpierre

(Boursier.com) — Les protagonistes de l'affaire Johnny Hallyday étaient réunis à Paris mardi pour une audience en référé devant le tribunal de grande instance. Au programme : la demande de gel des royalties formulée par les aînés du chanteur, David et Laura.

Mais ce sujet a été éclipsé par la révélation que la banque américaine Bank of America a démissionné de son rôle de "trustee" c'est-à-dire de gestionnaire du "trust" (fonds de droit américain) dont la veuve du chanteur, Laeticia Hallyday, est l'unique bénéficiaire.

Eviter d'être entraînée dans une procédure incertaine en France

L'avocat français de BoA, Me Alexis Werl, a ainsi annoncé mardi, lors de l'audience, que la banque avait démissionné de ses fonctions de trustee le 21 novembre. "En vertu de l'acte constitutif du trust, elle pouvait démissionner quand elle le souhaitait sans avoir à justifier de motifs à l'appui de sa décision", a-t-il précisé, interrogé par l'agence 'Reuters'.

BoA ne souhaitait semble-t-il pas être entraînée dans une procédure judiciaire incertaine en France. Un bon connaisseur du dossier a confié à 'Reuters' que selon lui, "la stratégie des avocats de Laura Smet et David Hallyday pour bloquer la succession commence à marcher".

Selon cette source, "il y a un énorme aléa fiscal et des actifs qui valent beaucoup moins que ce que l'on a dit et ne sont pas rentables". La villa de Johnny Hallyday à Marne-la-Coquette (Hauts-de-Seine) en particulier, a été très surévaluée et serait pratiquement invendable, toujours selon cette source...

David et Laura demandent le gel des royalties

Ce trust, établi en Californie au seul bénéfice de Laeticia Hallyday, est l'un des principaux sujets d'inquiétude formulé par les avocats de Laura Smet et David Hallyday. Selon eux, il s'agit d'un "coffre-fort" d'où aucun avoir ne pourra jamais être extrait...

C'est pourquoi les aînés de Johnny Hallyday et leurs avocats ont demandé au tribunal de Paris d'assigner en référé les maisons de disques Warner, Universal et Sony pour leur ordonner de geler 75% des royalties des disques de Johnny, dont ceux de son album posthume, "Mon pays c'est l'amour", qui s'est déjà écoulé à plus d'un million d'exemplaires. Le chiffre de 75% correspond à la part qui revient aux enfants du défunt selon la législation française.

Le juge des référés a renvoyé sa décision sur le gel des redevances au 18 décembre.

Justice française ou américaine ? La décision attendue en mars

Le 13 avril dernier, le tribunal de Nanterre avait déjà ordonné le gel partiel du patrimoine immobilier de Johnny Hallyday et la mise sous séquestre de ses droits d'auteur et d'artiste en attendant le règlement de sa succession. Mais BOA avait demandé le 12 juillet que les revenus gérés par les ventes des albums du chanteur soient intégrés au trust, ainsi que ses Harley Davidson et ses voitures de luxe.

La justice française doit décider si c'est la loi américaine ou le droit français qui s'applique à la succession de Johnny Hallyday. L'audience décisive est prévue fin mars...

©2018,

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