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"Balkanython" : on libère pas Patrick ?

"Balkanython" : on libère pas Patrick ?

Pour sortir de prison, l'ancien maire de Levallois-Perret doit régler une caution fixée par le tribunal à 500.000 euros...

'Balkanython' : on libère pas Patrick ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le soutien des habitants de Levallois-Perret à Patrice Balkany ne faiblit pas !... Selon les informations de 'BFMTV', des Levalloisiens ont décidé de lancer un "Balkanython" pour permettre de payer la caution judiciaire de l'ancien maire de la ville, qui a été fixée à 500.000 euros.

Trois d'entre eux ont également déposé en début de semaine les statuts d'une association au nom d'"Association de soutien à Patrick Balkany (ASPB)" à la préfecture des Hauts-de-Seine. Le but étant de réunir les dons émis dans un seul et même compte bancaire...

Au micro de 'BFMTV', Isabelle Balkany n'a pas manqué de saluer cette initiative. "Connaissant notre situation, des habitants de Levallois avaient spontanément ouvert des cagnottes Leetchi dans tous les sens. [...] Avec notre accord, des Levalloisiens ont donc déposé une association de soutien pour acquitter la caution de Patrick", a-t-elle déclaré.

Deuxième demande de mise en liberté

Pour rappel, Patrick Balkany est emprisonné depuis le 13 septembre dernier à la Santé. Il a été condamné à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale, puis le 18 octobre pour blanchiment aggravé. Pour chacune de ses condamnations, l'ancien élu a déposé une demande de libération.

La première a été acceptée fin octobre et la deuxième a été examinée mardi par la justice. L'avocat général a réclamé son maintien en détention, évoquant un risque de "fuite" et de renouvellement des faits. Cité par 'BFMTV, Patrick Balkany, qui sera fixé sur son sort le 13 novembre prochain, s'est défendu. "Nous n'avons plus un rond, rien, ni en France, ni à l'étranger", a-t-il affirmé au tribunal.

Un appel aux dons illégal ?

'Le Parisien', qui s'est penché sur la question, rappelle pourtant que la législation interdit de lancer des appels aux dons pour payer certains frais de justice... Comme le stipule l'article 40 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, "il est interdit d'ouvrir ou d'annoncer publiquement des souscriptions ayant pour objet d'indemniser des amendes, frais et dommages-intérêts prononcés par des condamnations judiciaires, en matière criminelle et correctionnelle...".

Les spécialistes interrogés par le quotidien se sont par ailleurs montrés divisés sur la question, car aucune procédure judiciaire n'a été engagée auparavant dans le cas d'une cagnotte pour régler une caution...

©2019,

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