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Autolib' : Anne Hidalgo étudie des offres alternatives à Bolloré

Des problèmes dans la gestion du parc de voitures et un nombre de locations insuffisant ont fait dérailler la trajectoire financière du service, et le groupe Bolloré réclame 46 millions d'euros par an à Paris et aux communes de banlieue concernées...

Autolib' : Anne Hidalgo étudie des offres alternatives à Bolloré
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Anne Hidalgo pourrait bien décider de se passer du groupe Bolloré pour ses voitures électriques en libre-service. La maire de Paris recevra ce lundi plusieurs acteurs de la filière automobile pour discuter d'offres alternatives à Autolib, alors que la capitale admet être en "situation de crise" dans ce dossier...

Le service, déployé depuis 2011 sur Paris et 97 autres communes d'Ile-de-France, pourrait en effet lui coûter très cher... Des problèmes dans la gestion du parc de voitures et un nombre de locations insuffisant ont fait dérailler la trajectoire financière du service, et le groupe Bolloré réclame désormais 46 millions d'euros par an à Paris et aux communes de banlieue concernées pour éponger le déficit !

Renault, PSA, BMW...

La réunion de ce lundi devrait rassembler une dizaine de participants à l'Hôtel de Ville... "Nous sommes en situation de crise autour du service Autolib", a déclaré Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris chargé de l'Urbanisme, de l'architecture et du développement économique, à l'agence de presse Reuters.

"Nous voyons que d'autres villes ont choisi la solution du 'free floating' électrique avec un certain succès, et nous voulons nous préparer à un nouveau modèle d'autopartage à Paris, dans la mesure où l'ancien modèle semble avoir de grosses difficultés."

PSA bien placé ?

Les constructeurs automobiles Renault, PSA, BMW et Daimler, ainsi que des spécialistes de la location et des start-up actives dans l'autopartage devraient être représentés à la réunion

PSA, qui gère déjà des services d'autopartage en "free-floating" à Madrid et à Lisbonne, "envisage plutôt un périmètre intra-muros pour Paris, mais ne semble pas figé sur la question", selon le journal Les Echos.

En attendant, le contrat avec le groupe Bolloré court jusqu'en 2023... Négocié en 2011 entre Bertrand Delanoë et Vincent Bolloré, il impose à l'industriel de ne prendre en charge les pertes que jusqu'à hauteur de 60 millions d'euros. Au-delà, les communes sont tenues de lui régler le reste de l'ardoise. Les villes étant censées mettre la main à la poche au prorata du nombre de stations Autolib' sur leur territoire, Paris serait en première ligne...

Extravagant ?

Anne Hidalgo a qualifié les 46 millions d'euros réclamés par an de somme "extravagante" et prévenu que des offres privées alternatives, notamment en free floating - sans infrastructure dédiée - pourraient être mises en oeuvre avant le terme prévu du contrat.

Le groupe Bolloré s'est dit stupéfait de ces déclarations, ajoutant qu'elle pouvait très bien choisir un autre opérateur, comme elle l'a fait pour Vélib - cette décision s'est avérée être un véritable fiasco, que la capitale tente toujours de régler !

Vision claire

Le contrat peut-il être résilié ? "Nous n'en sommes pas là, nous sommes encore en train d'examiner le courrier adressé par la société Autolib à la présidente du syndicat", a indiqué Jean Louis Missika à Reuters.

"Mais il est normal que la maire de Paris s'informe auprès des porteurs de projets d'autopartage et que nous ayons une vision claire de ce que serait le nouveau modèle, qu'il soit déployé l'année prochaine ou en 2023."

©2018,

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