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"Attention danger !", dit le président de la Cour des Comptes...

"Attention danger !", dit le président de la Cour des Comptes...

Le président de la Cour des comptes annonce le risque d'"un traitement beaucoup plus douloureux, beaucoup plus lourd demain"...

'Attention danger !', dit le président de la Cour des Comptes...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Au lendemain de la publication de l'audit sur les finances publiques françaises, le président de la Cour des Comptes, Didier Migaud, a enfoncé le clou sur Europe1... Dans leur rapport, les Sages estiment que la France doit trouver 6 à 10 milliards d'euros de plus en 2012 et 33 milliards en 2013... des sommes qui ne prennent pas en compte le coût de contentieux fiscaux européens qui pourrait s'élever à 5 milliards d'euros.

"Il y a danger si la France ne respecte pas ses objectifs, il y a danger si un traitement n'est pas appliqué dès aujourd'hui, à devoir avoir un traitement beaucoup plus douloureux, beaucoup plus lourd demain et surtout de se le voir imposer par les créanciers et les partenaires européens", a assuré Didier Migaud.

Alors que la gauche accuse le gouvernement Fillon d'avoir abandonné une "ardoise" derrière lui, le président de la Cour des comptes a souligné que un à deux milliards d'euros de dépassements de crédits avaient été laissés par l'équipe sortante, mais que cela était du "même ordre de grandeur que les années précédentes" et parfaitement "gérable". "En revanche, il manque des recettes, en raisons de calculs trop optimistes", a-t-il indiqué.

La Cour des comptes estime qu'il manque donc 33 milliards d'euros pour 2013 : "Ce que nous disons, c'est que si on partage entre impôts nouveaux et économies, il y a 16,5 milliards d'impôts nouveaux à trouver. Il y a un travail à faire en priorité sur les niches fiscales et sociales. Est-ce que la marge est à hauteur des 16,5 milliards ? Nous n'en sommes pas convaincus, c'est pour cela que nous disons, peut-être faudra-t-il à un moment donné recourir à des impôts à assiette large", comme la TVA ou la CSG, a expliqué Didier Migaud. Le gouvernement Ayrault a balayé pour le moment l'hypothèse d'une hausse de la TVA, pour ne pas pénaliser la consommation...

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