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Assurance : LCL attaqué en justice par l'UFC-Que Choisir

Assurance : LCL attaqué en justice par l'UFC-Que Choisir

L'association de défense des consommateurs a lancé une action de groupe contre la filiale du Crédit Agricole, qui ne jouerait pas le jeu de la concurrence...

Assurance : LCL attaqué en justice par l'UFC-Que Choisir
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LCL est dans le viseur de l'UFC-Que Choisir... L'association de défense des consommateurs a indiqué ce jeudi avoir lancé, sur la base de nombreuses plaintes, une action de groupe contre la filiale du Crédit Agricole, qui ne jouerait pas le jeu de la concurrence, devant le Tribunal judiciaire de Lyon.

Ces derniers mois, des consommateurs ont en effet alerté sur les pratiques mises en place par la banque pour empêcher le consommateur désirant changer d'assurance-emprunteur de se tourner vers la concurrence.

"Alors que la réglementation impose, depuis 2010, aux établissements de répondre au plus tard 10 jours après réception de la demande de changements d'assurance emprunteur, plusieurs consommateurs ont dénoncé le silence opposé par LCL pendant plusieurs mois, en toute illégalité", explique l'UFC-Que Choisir.

Un "mutisme" qui pousse les emprunteurs à attendre une année de plus

Ce "mutisme" pousserait ainsi les emprunteurs à devoir attendre une année de plus pour changer d'assurance, "puisque l'emprunteur doit demander le changement dans un certain délai, sous peine de devoir attendre une année supplémentaire pour obtenir la substitution tant désirée", déplore ainsi l'association.

Dans le même temps, la banque continuerait de facturer les primes de son assurance-groupe. "D'autres plaintes soulignent que LCL continue de prélever les primes de l'assurance-groupe alors même qu'elle a acté le changement d'assurance", poursuit-elle.

Jusqu'à 1 million d'euros de préjudice

L'UFC-Que Choisir cite l'exemple d'un consommateur qui a dû attendre 9 mois, malgré plusieurs relances, pour obtenir "ledit changement... avec à l'arrivée une perte nette de 185 euros de pouvoir d'achat". Selon les estimations de l'association, le préjudice subi par des milliers de consommateurs en raison de ces pratiques pourrait atteindre "jusqu'à 1 million d'euros".

"De telles pratiques ne sont malheureusement pas isolées, car l'assurance-emprunteur, qui peut représenter plus de la moitié du coût d'un prêt immobilier, constitue une manne financière de premier ordre pour les banques", ajoute l'UFC-Que Choisir.

©2020,

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