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Assurance chômage : "pas de désaccord" entre Hollande et Valls

Assurance chômage : "pas de désaccord" entre Hollande et Valls

Le sujet continue de faire des vagues...

Assurance chômage : 'pas de désaccord' entre Hollande et Valls
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'hypothèse d'une remise à plat des droits d'indemnisation chômage continue de faire des vagues, alors que Manuel Valls a tenté de rassurer les syndicats notamment, en déclarant qu'il reviendrait aux partenaires sociaux de se saisir du dossier lors de la négociation prévue en 2016 d'une nouvelle convention. Interrogé sur le sujet lors d'un sommet sur l'emploi des jeunes à Milan, François Hollande a estimé que ce n'était pas le moment. "Il y a suffisamment de sujets pour que nous soyons bien occupés et que nous montrions que nous faisons des réformes utiles à l'emploi", a-t-il répondu...

Alors, le chef de l'Etat et son Premier ministre sont-ils en désaccord ? "Tout ça, c'est de la blague", a évincé Manuel Valls jeudi. "La seule chose que je peux vous dire, et c'est ce que le président de la République a dit, il faut des réformes, ces réformes il faut les poursuivre, ces réformes elles ne s'arrêteront pas, parce que le pays a besoin de se réformer, de lever les blocages pour l'économie, la croissance, la compétitivité et l'emploi." "Et ne cherchez pas des problèmes là ou il n'y en a pas. Les réformes, elles se poursuivront, c'est pour ça que j'ai été nommé Premier ministre, pas pour autre chose et croyez moi, je suis très déterminé à les poursuivre", a-t-il ajouté devant la presse à l'occasion d'un déplacement à Valenciennes.

"C'est très dangereux..."

Du côté des syndicats, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a une nouvelle fois exclu jeudi de mettre sur la table la question d'une modification de l'indemnisation du chômage, alors que les droits rechargeables pour les chômeurs sont entrés en vigueur le 1er octobre. "Les règles, elles seront rediscutées en 2016 au moment où la convention arrivera à son terme", a-t-il déclaré sur RMC. Il a aussi taclé le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, qui a estimé cette semaine que les modalités actuelles pouvaient dans certains cas constituer un frein à la reprise du travail. "Monsieur Le Guen, il s'occupe de gouverner et ce sujet-là, il le laisse aux partenaires sociaux parce que c'est nous qui fixons les règles", a déclaré Laurent Berger. "C'est très dangereux ce qui se passe en ce moment, c'est très dangereux de pointer du doigt la responsabilité des chômeurs (...) les chômeurs, ils n'ont pas besoin d'être punis, ils ont besoin d'être aidés", a-t-il poursuivi.

Effets d'annonce

Car le sujet est sensible, y compris dans les rangs de la majorité. Avec son idée de renforcer les contrôles des chômeurs, le ministre du Travail, François Rebsamen s'était attiré les foudres des syndicats mais aussi de nombreux élus début septembre. Une des portes-paroles du parti socialiste, Annick Lepetit, avait appelé à "prendre garde aux effets d'annonce hâtifs, mal maîtrisés quelquefois". "Le défi de nos réformes sociales est de mettre en concordance nos principes de justice et d'efficacité, de réformer des protections qui ne marchent plus pour en construire de nouvelles, plus efficaces et plus justes, comme les droits rechargeables pour l'assurance chômage, le compte pénibilité", avait-elle plaidé.

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