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Assurance-chômage : Emmanuel Macron revient à la charge

Assurance-chômage : Emmanuel Macron revient à la charge

Le ministre de l'Economie appelle à réformer "sans tabou ni posture"...

Assurance-chômage : Emmanuel Macron revient à la charge
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après Manuel Valls, la semaine dernière, Emmanuel Macron est revenu à la charge pour plaider en faveur d'une réforme de l'assurance-chômage... Dans un entretien publié hier par le 'JDD', le ministre de l'Economie a ainsi estimé qu'il ne devait "pas avoir ni tabou ni posture" concernant le montant et la durée des allocations.

Des propos qui vont dans le même sens que ceux du Premier ministre (qui a jugé "légitime" le débat sur ces questions), mais qui tranchent avec la mise au point de François Hollande, mardi dernier. Le président avait recadré Manuel Valls en estimant que le sujet n'était pas d'actualité, et qu'il y avait "suffisamment de sujets pour que nous soyons bien occupés et que nous montrions que nous faisons des réformes utiles à l'emploi".

Déficit de 4 MdsE pour l'assurance-chômage

Emmanuel Macron ne l'a toutefois pas entendu de cette oreille, puisqu'il a enfoncé le clou hier, en soulignant que "l'assurance chômage est en déficit de quatre milliards d'euros ; quel responsable politique peut s'en satisfaire ? Il y a eu une réforme, elle est insuffisante. On ne pourra pas en rester là. C'est aux partenaires sociaux qu'il appartient de faire avancer les choses", a précisé le ministre de l'Economie. Il a appelé de ses voeux un "New Deal" européen, dans lequel la France intensifierait ses réformes et l'Europe relancerait l'investissement.

Christian Eckert à la rescousse ?

Un autre membre du gouvernement, Christian Eckert, semble sur la même longueur d'onde que M. Macron. Invité hier du 'Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro', le secrétaire d'Etat au Budget a estimé que "sur l'Unedic comme sur d'autres sujets, il y a nécessité à faire des réformes". Il a précisé que "ces réformes se feront après une phase de discussion avec les partenaires sociaux", tout en précisant que si les discussions n'aboutissaient pas, "le gouvernement prendrait ses responsabilités". Interrogé pour savoir s'il jugeait l'indemnisation du chômage trop généreuse, M. Eckert a répondu que "l'assurance-chômage peut être réformée afin de permettre une meilleure utilisation des fonds pour favoriser le retour à l'emploi des chômeurs".

Du côté du Parti socialiste, le retour sur le devant de la scène du sujet de l'assurance-chômage a cependant été très peu apprécié... Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a ainsi répondu très sèchement à Emmanuel Macron que "la gauche n'a pas de tabous, mais elle a quelques totems, en particulier le fait que quand le président de la République s'exprime, les ministres appliquent ".

6 Français sur 10 pour une dégressivité des indemnités

Quant à l'opinion publique française, un sondage montre qu'elle ne serait pas hostile à une réforme, contrairement aux idées reçues. Six Français sur dix (59%) se disent ainsi favorables à ce que l'allocation chômage devienne dégressive, selon un sondage réalisé  par Odoxa pour 'CQFD-I-Télé et le Parisien/Aujourd'hui en France', publié samedi. La proposition est massivement approuvée par les sympathisants de droite (72%) mais elle recueille aussi  un soutien non négligeable parmi les sympathisants de gauche (40%).

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