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Arrêt de Fessenheim : pour Bruno Le Maire, le nucléaire "garde toute sa pertinence" en France

Arrêt de Fessenheim : pour Bruno Le Maire, le nucléaire "garde toute sa pertinence" en France

Au lendemain de la fermeture de la centrale de Fessenheim, le ministre de l'Economie a appelé à ne pas "fragiliser nos atouts stratégiques, dont le nucléaire...".

Arrêt de Fessenheim : pour Bruno Le Maire, le nucléaire 'garde toute sa pertinence' en France
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — C'est une page qui se tourne : Fessenheim, la doyenne des centrales nucléaires françaises, ne produira plus d'électricité... En effet, le réacteur no2 du réseau électrique national a été débranché dans la nuit de lundi à mardi, mettant ainsi un terme à l'exploitation de la plus ancienne centrale nucléaire en exploitation du parc français. Sur 'BFMTV', le ministre de l'Economie a cependant tenu à rappeler l'importance du nucléaire en France.

"A force de critiquer la filière nucléaire, on perd des compétences, des soudeurs de haut niveau, des ouvriers...", a estimé Bruno Le Maire. "Je veux bien qu'on me dise qu'il faut réindustrialiser le pays... Mais il ne faut pas fragiliser nos atouts stratégiques, dont le nucléaire", a-t-il ainsi prévenu...

"Si on réfléchit sur le long terme, le nucléaire garde toute sa pertinence" comme source d'énergie pour la France, a ajouté le ministre, interrogé sur le débranchement de la centrale de Fessenheim.

"Je suis un défenseur du nucléaire"

Se posant comme un "défenseur du nucléaire", le locataire de Bercy a notamment évoqué deux avantages : "Elle nous permet d'être l'un des pays qui émet moins de CO2 pour sa production d'électricité", et cela "nous garantit quelque chose dont tout le monde parle matin midi et soir : notre indépendance. Et comme Français, rien n'est plus important que notre indépendance".

"Il ne serait pas raisonnable de continuer à dépendre à 75% de l'énergie nucléaire dans notre production d'électricité", a estimé Bruno Le Maire, rappelant ainsi qu'"on va passer de 75% à 50% d'ici 2035" pour '"équilibrer les choses".

"Un bilan contrasté" en termes économiques

Sur 'BFM Business', la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher a de son côté adopté une position un peu plus nuancée. "Le nucléaire aujourd'hui a un bilan contrasté pour le moins en termes économiques".

"En termes technologiques, ce qu'on regarde ce n'est pas nécessairement des EPR, c'est des centrales qui peuvent être de taille plus modeste, qui répondent à nos besoins d'avoir une base installée [...] et d'avoir des technologies qui soient plus efficientes", a-t-elle ajouté...

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