Appels à la grève ce mardi "pour les salaires et l'emploi"

Appels à la grève ce mardi "pour les salaires et l'emploi"

"L'augmentation du Smic ne suffit pas, il faut un coup de pouce, c'est indispensable", a indiqué Philippe Martinez sur LCI.

Appels à la grève ce mardi 'pour les salaires et l'emploi'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — "Mobilisés pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d'études". Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, et de jeunesse FIDL, MNL, UNEF et UNL appellent à la mobilisation de l'ensemble des travailleurs du secteur privé et public, et la jeunesse, ce mardi 5 octobre 2021.

"En cette rentrée, l'emploi est une des préoccupations essentielles des jeunes et du monde du travail. La précarité est en forte hausse, et malgré une opposition unanime, la mise en oeuvre de la réforme de l'assurance chômage reste d'actualité", peut-on lire dans un communiqué commun. "Le retour de la réforme des retraites que nous avons combattue et empêchée revient à l'ordre du jour. Gouvernement et patronat veulent imposer de nouveaux reculs sur les retraites", écrivent les syndicats...

Il s'agit d'une réforme "injuste", a jugé Philippe Martinez, le patron de la CGT lundi sur LCI. "Au moment où il y a de plus en plus de pauvreté, de misère, on va plonger encore plus de 1,7 million de chômeurs dans la misère", a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron reste "le président des très très riches"

Les syndicats estiment aussi que "le chômage partiel a provoqué la plupart du temps des baisses de rémunération importantes... Trop de salariés, notamment les travailleurs particulièrement exposés et dits de "2ème ligne", maintenus à de bas salaires ne voient aujourd'hui aucune perspective d'amélioration".

"L'augmentation du Smic ne suffit pas, il faut un coup de pouce, c'est indispensable", a indiqué Philippe Martinez sur LCI. Selon lui, Emmanuel Macron reste "le président des très très riches". "Certains travailleurs vont attendre 10 mois pour que leurs minima passent au-dessus du Smic", a-t-il prédit.

Les agents de la fonction publique feront partie des cortèges : "ils attendent toujours et depuis des années des mesures salariales à la hauteur de la perte de leur pouvoir d'achat", expliquent les syndicats. Par ailleurs, les jeunes "ont vu l'investissement dans les aides directes baisser ces dernières années. Le dernier recul en date étant la suppression du repas à 1 euro pour toutes et tous, dont nos organisations réclament le rétablissement", peut-on lire dans le communiqué.

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