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Alstom : General Electric prêt à collaborer avec l'Etat, Siemens souhaite déposer une offre

Alstom : General Electric prêt à collaborer avec l'Etat, Siemens souhaite déposer une offre

Le groupe français ne doit pas être bradé mais tirer profit des propositions dont il fait l'objet...

Alstom : General Electric prêt à collaborer avec l'Etat, Siemens souhaite déposer une offre
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'actualité économique de ce lundi est dominée par le dossier Alstom... Après General Electric, Siemens a fait part de son intérêt pour le groupe. Le fabricant d'équipements électriques et de trains ne semble plus savoir où donner de la tête. Il a indiqué poursuivre et approfondir sa réflexion stratégique. " Il informera le marché d'ici mercredi 30 avril matin ", a-t-il fait savoir par voie de communiqué. En attendant, le titre reste suspendu de cotation ce lundi. De son côté, l'Etat rencontre tour à tour les dirigeants des deux entreprises.

Rachat ou alliance stratégique ?

Rappelons que, selon des sources proches du dossier, General Electric proposerait  de racheter la branche énergie d'Alstom pour 13 milliards de dollars environ, soit 9,4 milliards d'euros. De son côté, Siemens a adressé une lettre au Conseil d'administration du groupe pour lui indiquer qu'il est prêt à discuter de futures opportunités stratégiques. Une délégation de dirigeants doit d'ailleurs rencontrer aujourd'hui François Hollande et d'autres dirigeants politiques français. "Après cette rencontre, Siemens décidera le plus tôt possible de déposer une offre et de quoi celle-ci sera composée", indique l'industriel, dans un communiqué. En outre, l'Allemand n'envisage pas de rachat mais une collaboration. Alstom "a reçu une offre ferme de GE et une déclaration d'intérêt de Siemens" et les deux propositions ne sont "pas du tout sur un pied d'égalité en termes d'engagement", a en effet indiqué une source proche du dossier à l'agence de presse Reuters.

General Electric prêt à collaborer

François Hollande a reçu ce lundi matin le président de General Electric, Jeffrey Immelt, en présence du ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg. "Il était important (...) de discuter de nos projets, de nos succès en matière d'investissement en France et de notre engagement dans le pays sur le long terme", a-t-il indiqué dans un communiqué cité par Reuters. "Nous refusons d'être devant le fait accompli. Dans ces 48 heures, Siemens (...) ou General Electric vont apporter des précisions sur les centres de décisions (...) sur le nombre d'emplois que l'on va créer ou détruire", avait prévenu ce matin sur RTL, Arnaud Montebourg. "Nous travaillons à l'amélioration des offres (...) les entreprises françaises ne sont pas des proies. En revanche, nous sommes disponibles pour nouer des alliances", a-t-il martelé sans indiquer sa préférence pour l'une des deux propositions. "Tous les emplois doivent être sauvegardés chez Alstom", a ajouté son homologue à l'Emploi, François Rebsamen sur France Inter.

Quant à l'hypothèse d'une "nationalisation temporaire ", Arnaud Montebourg a estimé que la question ne se pose pas pour le moment et qu'elle est "prématurée". Rappelons que la Caisse des dépôts et Consignations (CDC) détient 0,9% du capital d'Alstom. Malgré cette participation étatique ultra-minoritaire, "Alstom vit de la commande publique (...) l'Etat est très présent", a rappelé le locataire de Bercy.

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