»
»
»
Consultation

Affaire Tapie/Adidas : C.Lagarde veut rester au FMI, malgré sa mise en examen

Affaire Tapie/Adidas : C.Lagarde veut rester au FMI, malgré sa mise en examen

La Cour de justice de la République a auditionné la patronne du FMI et ancienne ministre de l'Economie mardi, pour la quatrième fois.

Affaire Tapie/Adidas : C.Lagarde veut rester au FMI, malgré sa mise en examen
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Contre toute attente, la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde a été mise en examen "pour négligence simple" dans le cadre de l'affaire Tapie, rapporte Reuters confirmant les informations de Mediapart. Un délit passible d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende, rappelle le site internet.

"Décision infondée"

Christine Lagarde  était entendue mardi pour la quatrième fois par la Cour de justice de la République - chargée de juger les membres du gouvernement pour les crimes et délits qu'ils auraient pu commettre dans l'exercice de leur fonction - pour un arbitrage privé rendu en faveur de l'homme d'affaires en 2008. Pour autant, elle ne compte pas démissionner de ses fonctions au FMI. "Elle considère cette décision totalement infondée et a chargé son avocat de déposer tous les recours", a indiqué une personne de son entourage à Reuters.

Plusieurs mises en examen

La CJR avait d'abord placé Christine Lagarde, ministre de l'Economie à l'époque des faits, sous simple statut de "témoin assisté". Sur le plan judiciaire de cette affaire, son ancien directeur de cabinet et PDG d'Orange, Stéphane Richard soupçonné d'escroquerie en bande organisée, Bernard Tapie, l'ex-juge arbitre Pierre Estoup, Jean-François Rocchi, l'ancien président du Consortium de réalisation (CDR), la structure chargée de liquider le passif du Lyonnais, et Maurice Lantourne, l'un des avocats de l'homme d'affaires ont, de leur côté, déjà été mis en examen.

Rappelons que la CJR a ouvert une procédure à l'été 2011. Elle s'interroge notamment sur les raisons qui ont poussé Christine Lagarde à choisir en 2007, de solder par un arbitrage privé un litige judiciaire concernant la revente en 1993, par le Crédit lyonnais, d'Adidas, contrôlé par Bernard Tapie. L'homme d'affaires s'était vu verser environ 400 millions d'euros, avec les intérêts.

©2014-2019,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com