Affaire Pegasus : NSO assure qu'Emmanuel Macron n'a pas été ciblé !

Affaire Pegasus : NSO assure qu'Emmanuel Macron n'a pas été ciblé !

"Je peux vous affirmer que le président français Emmanuel Macron n'était pas une cible", a déclaré un cadre du groupe NSO...

Affaire Pegasus : NSO assure qu'Emmanuel Macron n'a pas été ciblé !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Au coeur de la tempête après les révélations sur l'une des plus graves affaires de surveillance généralisée, NSO, à l'origine du puissant logiciel d'espionnage "Pegasus", a décidé de réagir !... Alors que plusieurs médias ont affirmé que des numéros d'Emmanuel Macron et de membres du gouvernement français figuraient sur une liste de cibles potentielles, le géant israélien de cybersécurité a tenu à démentir cette information.

"Je peux vous affirmer que le président français Emmanuel Macron n'était pas une cible", a assuré mercredi Haïm Gelfand, responsable de la conformité de NSO Group à la chaîne israélienne 'i24News'.

"Il y a certains cas qui ont été révélés qui nous ont mis dans l'embarras", a-t-il néanmoins avoué, avant de préciser : "nous allons commencer à passer en revue les faits, cela fait partie du processus que nous mettons en place avec nos clients".

NSO évoque "un détournement"

Le fait qu'"un journaliste ou un militant a été la cible du système est immédiatement considéré comme un détournement", a-t-il ajouté. En effet, l'entreprise israélienne assure que le logiciel espion n'est destiné qu'à être utilisé contre les grands criminels et les terroristes.

Pour rappel, une enquête menée par un consortium de médias, dont 'Le Monde' et 'Radio France' a révélé dimanche dernier qu'un logiciel espion développé par NSO a été utilisé pour des tentatives de piratage, dont certaines ont réussi, de smartphones appartenant à des responsables gouvernementaux, des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme à travers le monde.

Les organisations Forbidden Stories et Amnesty International sont parvenues à obtenir une liste de 50.000 numéros de téléphone, sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 pour être potentiellement surveillés. Emmanuel Macron, le roi du Maroc Mohammed VI et le Premier ministre pakistanais Imran Khan figurent sur la liste, tout comme plus de 180 journalistes, dont Edwy Plenel, co-fondateur de 'Mediapart'.

Un conseil de défense exceptionnel

Mardi, 'Le Monde' avait alors indiqué que l'un des numéros du président français et ceux de son Premier ministre et de 14 ministres avaient été sélectionnés par un service de sécurité de l'Etat marocain, utilisateur du logiciel développé par NSO.

Ce jeudi, Emmanuel Macron présidait un conseil de défense exceptionnel consacré à l'affaire Pegasus "et à la cybersécurité dans notre pays", a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur 'France Inter'. "Le président de la République suit au plus près ce dossier et prend cette affaire très au sérieux", a-t-il souligné. "C'est une affaire qui, si les révélations journalistiques sont confirmées, est très grave", a-t-il ajouté.

Mercredi, le Premier ministre Jean Castex a annoncé que le gouvernement avait "ordonné toute une série d'investigations" pour faire la lumière sur cette l'affaire. De son côté, le Maroc a promis une enquête sur les "accusations infondées", selon lesquelles il a utilisé le logiciel de NSO à des fins d'espionnage...

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