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A Paris, éboueurs et égoutiers sont en grève illimitée

A Paris, éboueurs et égoutiers sont en grève illimitée

Les agents de la propreté protestent contre l'application à Paris en 2021 de la loi de transformation de la vie publique et dénoncent des mesures sanitaires insuffisantes liées à leur profession.

A Paris, éboueurs et égoutiers sont en grève illimitée
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Dans certains quartiers de Paris, les poubelles ne sont déjà plus ramassées... Depuis mardi, les éboueurs et les égoutiers de la capitale sont entrés en grève "reconductible et indéterminée" à l'appel du syndicat CGT-FTDNEEA (Filière traitement des déchets, nettoiement, eau, égouts, assainissement), après un préavis déposé le 5 novembre dernier.

Les agents de la propreté protestent contre l'application à Paris en 2021 de la loi de transformation de la vie publique et dénoncent des mesures sanitaires insuffisantes liées à leur profession. Mardi, une manifestation a eu lieu devant le siège de la direction de la Propreté de Paris, dans le 13e arrondissement de la capitale.

Des feux de poubelles ont été déclenchés et des milliers de documents de la mairie de Paris ont été jetés au sol. Des "Gilets jaunes" étaient également présents et ont appelé à manifester pour le deuxième anniversaire de leur mouvement...

Les cas contacts "continuent à bosser"

"Les cas contacts ne sont plus confinés, ils continuent à bosser même s'ils ont été en contact avec un travailleur positif au Covid... Le 12 novembre, on en était à 400 cas Covid dont 25 qui ont été hospitalisés ! On n'a pas envie de bosser à 30 ou 40, les uns sur les autres", explique à 'France Bleu' Régis Vieceli, éboueur et secrétaire général du syndicat CGT-FTDNEEA.

"Il y a une vraie crainte sanitaire... Nos combinaisons ne sont plus aux normes, comme nos ateliers de maintenance. On vient de découvrir que le système d'aération ne convient plus depuis 11 ans", a de son côté dénoncé au 'Parisien' le délégué CGT pour les éboueurs Régis Vieceli.

Prime supprimée

Selon lui, "même la prime de 35 euros par jour travaillé, accordée aux salariés durant le premier confinement, a été supprimée". Les syndicats souhaitent l'ouverture d'un dialogue avec la direction et annuler la mise en place de la loi de transformation de leur statut. Cette loi votée en 2019 devrait entrer en application à Paris en janvier 2021.

Les syndicats, cités par 'BFM Paris', ont ainsi dénoncé une "casse du service public", déplorant notamment la réduction des congés, l'entrave au droit de grève, ou encore l'absence de consultation systématique des syndicats sur certaines questions...

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