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36 universités sont hors-la-loi, alerte l'Unef...

36 universités sont hors-la-loi, alerte l'Unef...

Frais illégaux et pratiques sélectives sont dénoncés par le principal syndicat étudiant.

36 universités sont hors-la-loi, alerte l'Unef...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Comme chaque année, le principal syndicat étudiant Unef publie la liste des universités pratiquant des frais illégaux à un mois et demi de la rentrée universitaire. Au total, 36 établissements sont épinglés contre trente en 2012. L'organisation estime que 7.800 bacheliers ne pourront poursuivre leurs études en universités, compte tenu de la dégradation des conditions d'inscription depuis 2005.

Des pratiques récurrentes

La pratique la plus répandue est celle de l'application de frais supplémentaires pour accéder aux services de sport ou d'informatique, allant de 10 à plusieurs milliers d'euros, fait remarquer l'enquête de l'Unef...! Pas moins de 24 établissements sur 36 en font usage. La palme est détenue par l'Institut National Polytechnique de Toulouse où l'inscription au diplôme d'ingénieur coûte 9.000 euros, alors que le tarif en vigueur arrêté par la ministre est de 606 euros, déplore l'Unef. En seconde position, on retrouve l'IAE de Grenoble, où les frais informatiques et multimédia sont facturés 800 euros. L'Université de Rennes 1 complète le podium : les frais pédagogiques y sont facturés 750 euros.

Sélection illégale

Cette année, le syndicat met l'accent sur la sélection des étudiants mise en oeuvre par 27 établissements. Une pratique qui est "parfaitement illégale", rappelle-t-elle. Le phénomène est d'autant plus récurrent en région parisienne. C'est le cas de l'Université Paris 10 où en quatre ans les capacités d'accueil des principales disciplines ont fortement diminué (-24% en sociologie, -38% en LEA, -12% en histoire). Sur cette même période, le nombre de places disponibles est passé de 6.503 à 6.076. Face à la forte demande et à la pénurie budgétaire, certaines universités vont même jusqu'à tirer les bacheliers au sort...! c'est le cas en STAPS à Toulouse 3, Poitiers et Montpellier 1.

L'Unef réclame un plan d'investissements de 845 millions d'euros, qui serait en partie crédité par le Crédit d'impôts recherche (5,5 milliards d'euros) et par les investissements d'avenir "mal utilisés actuellement".

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