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35 heures : Matignon met fin au débat, après les propos d'E. Macron

35 heures : Matignon met fin au débat, après les propos d'E. Macron

Le nouveau ministre de l'Economie a proposé d'autoriser les entreprises à déroger à la règle.

35 heures : Matignon met fin au débat, après les propos d'E. Macron
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Va-t-on vers une remise en cause des 35 heures ? Alors que le nouveau ministre de l'Economie, Emmanuel Macron s'est dit prêt à autoriser les entreprises à déroger à cette règle, "dans le cadre d'accords majoritaires", Matignon a démenti toute remise en cause "de la durée légale du travail". "L'organisation du temps de travail peut déjà être modulée, dans les entreprises dans le cadre d'accords collectifs", ont indiqué les services du Premier ministre Manuel Valls, auprès de l'agence Reuters.

"Libérer les énergies"

Ce matin, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Harlem Désir avait déjà indiqué sur i-Télé, qu'aucun projet n'était en cours pour "remettre en cause la durée légale du travail". Dans une interview au 'Point', accordée 24 heures avant sa nomination à Bercy, Emmanuel Macron proposait que les entreprises puissent "déroger aux règles de temps de travail et de rémunération. C'est déjà possible pour les entreprises en difficulté". Pour relancer l'activité en France, cet énarque de 36 ans estime qu'il faut "libérer les énergies". Or, "l'accumulation des droits donnés aux travailleurs se transforme en autant de handicaps pour ceux qui ne travaillent pas", détaille-t-il.

Une question "pas taboue"

Cette première sortie du ministre de l'Economie n'a pas tardé à faire réagir. "Une question comme les 35H ne doit pas être taboue (...) la question c'est comment on fait. Comment on trouve le chemin avec les syndicats et les pouvoirs publics pour essayer de démonter ce système", a estimé le vice-président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux sur 'France Info'. "Je le dis depuis 2007, il faut les supprimer. Nous aurions dû le faire, c'est notre erreur", a souligné pour sa part l'ex-Premier ministre, François Fillon sur RMC. Du côté des syndicats, le chef de file de la CFDT, Laurent Berger s'est montré surpris. "Déroger aux règles du temps de travail ? Ce n'est pas à l'ordre du jour (...) la façon dont cela est présenté, je dis non. Pas dans une interview", a regretté le leader de l'organisation sur Europe 1.

Le débat sur les 35 heures avait déjà été relancé peu après l'arrivée de François Hollande en octobre 2012. A l'époque, l'ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault avait évoqué la possibilité de rétablir les "39 heures payées 39". Pourquoi pas ? Il n'y a pas de sujet tabou", avait alors déclaré Jean-Marc Ayrault.

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