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Engie : Spie ne souhaite pas conserver les actifs non européens d'Equans

Engie : Spie ne souhaite pas conserver les actifs non européens d'Equans
Engie : Spie ne souhaite pas conserver les actifs non européens d'Equans
Crédit photo © Engie

(Boursier.com) — Spie ne souhaite pas conserver les actifs non européens d'Equans en cas de succès de son offre sur la branche de services multi-techniques d'Engie. Alors que les quatre candidats à la reprise d'Equans ont présenté leurs plans aux syndicats d'Engie la semaine dernière, comme indiqué par 'Les Echos', un porte-parole de Spie a confirmé à 'Bloomberg' qu'il vendrait les actifs d'Equans dans des zones géographiques telles que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine au fonds Clayton, Dubilier & Rice si son offre venait à être retenue. L'activité de Spie est européenne et le restera, selon le porte-parole.

Outre Spie, les industriels Bouygues et Eiffage ainsi que le fonds américain Bain Capital sont en lice pour reprendre Equans, qui emploie près de 74.000 personnes, et rassemble une large gamme de services d'installation et de maintenance dans l'électricité, le chauffage, la ventilation et la climatisation, la réfrigération, la mécanique et la robotique, le numérique ou encore les services généraux (facility management).

Engie, dont l'Etat français est le premier actionnaire avec près de 24% du capital, devrait recevoir les offres fermes des quatre acquéreurs potentiels le 2 novembre, croit savoir le quotidien financier. "D'ici là, c'est la position du gouvernement et de l'Elysée qui sera déterminante", affirme au journal un représentant des salariés.

Si Bouygues est encore perçu comme favori, Bain toutes ses chances. Outre le fait qu'il ne pourra pas faire jouer les synergies avec d'autres activités, comme ça devrait être le cas pour les autres industriels français, il serait "prêt à laisser une part minoritaire du capital d'Equans à Engie pendant quelques années, pour rassurer les salariés et l'Etat". Selon 'Les Echos', "il pourrait aussi faire entrer la banque publique bpifrance et des investisseurs institutionnels français au tour de table".

Le groupe dirigé par Catherine MacGregor est engagé dans un vaste programme de cession d'actifs, de 9 à 10 milliards d'euros sur la période 2021-2023, censé lui permettre de simplifier son profil et d'accélérer son développement dans les renouvelables. Il pourrait tirer jusqu'à 6 MdsE de la cession d'Equans.

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