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Vicat s'attend à une baisse de son EBITDA sur l'ensemble de l'exercice

Vicat s'attend à une baisse de son EBITDA sur l'ensemble de l'exercice
Vicat s'attend à une baisse de son EBITDA sur l'ensemble de l'exercice

(Boursier.com) — Sur les trois premiers mois de l'exercice 2020, le chiffre d'affaires consolidé du Groupe Vicat a atteint 615,5 millions d'euros, en progression de +2,6% en base publiée, et stable (+0,2%) à périmètre et change constants par rapport à la même période de 2019.

L'évolution du chiffre d'affaires consolidé tient compte d'une effet change positif de +0,5%, d'un effet périmètre de +1,9% liée à l'acquisition de Ciplan au Brésil qui a eu lieu fin janvier 2019, et enfin d'une variation organique de +0,2%.
Le chiffre d'affaires opérationnel progresse quant à lui de +3% en base publiée et de +0,8% à périmètre et change constants. Par activité, le chiffre d'affaires opérationnel sur ce trimestre affiche les variations suivantes :
L'activité Ciment a progressé de +6,0% en base publiée et de +4,4% à périmètre et change constants ;
L'activité Béton & Granulats est en hausse de +1,8% en base publiée et recule de -1,7% à périmètre et change constants ;
L'activité Autres Produits & Services est en baisse de -5,4% en base publiée et de -6,5% à périmètre et change constants.

Compte tenu du contexte, le Groupe a choisi de fournir, de façon exceptionnelle, des éléments chiffrés de rentabilité sur ce premier trimestre 2020. Il est important de noter qu'historiquement, et compte tenu de la forte saisonnalité de l'activité du Groupe, le niveau d'EBITDA généré au premier trimestre n'est pas représentatif de la tendance annuelle. Ainsi, au 31 mars l'EBITDA du Groupe s'élève à 57 millions d'euros, contre 58 millions d'euros sur la même période en 2019, soit une baisse de -1,6% en base publiée et de -2,9% à périmètre et change constants. Cette évolution traduit une poursuite de l'amélioration de la rentabilité opérationnelle sur la plupart des zones, limitée par l'impact sensible de la crise sanitaire en mars sur la France et l'Inde.

Au 31 mars 2020, les capitaux propres du Groupe s'élèvent à 2.486 millions d'euros et la dette nette du Groupe s'élève à 1.394 millions d'euros, contre 1.410 millions au 31 mars 2019. Sur ces bases, et en prenant en compte la norme IFRS 16, le "gearing" s'établit à 56,07% contre 57,44% au 31 mars 2019. Le "leverage" s'établit à 2,65x contre 2,85x au 31 mars 2019.

Hors IFRS 16, référentiel toujours en vigueur pour le calcul des covenants, le "gearing" s'élève au 31 mars 2020 à 46,62% contre 47,45% au 31 mars 2019, et le " leverage " à 2,53x contre 2,67x au 31 mars 2019. Il est à noter que le Groupe dispose de lignes de financement confirmées, non utilisées et non affectées au risque de liquidité sur les billets de trésorerie au 31 mars 2020 de 399 millions d'euros contre 440 millions d'euros au 31 décembre 2019, suffisantes pour faire face aux prochaines échéances de remboursements.

Mesures d'adaptation au contexte actuel

-Plan de réduction des coûts et maîtrise du besoin en fonds de roulement

Comme annoncé lors de l'Assemblée Générale du Groupe le 4 avril dernier, le Groupe a rapidement mis en place un ensemble de mesures de réductions des coûts, en particulier dans les pays dont l'activité a été sensiblement affectée par l'épidémie du COVID 19 et les mesures gouvernementales pour y faire face. Ainsi, en France, en Inde et au Sénégal, les premières mesures de réduction des frais fixes (maîtrise de la masse salariale, réduction du recours aux prestataires externes et optimisation des frais d'entretien) se chiffrent déjà à 24 millions d'euros environ.
En fonction de l'évolution de l'épidémie et de ses conséquences sur l'activité, des mesures similaires ou additionnelles sont susceptibles d'être mises en oeuvre rapidement sur les zones qui pourraient être affectées. Par ailleurs, l'incidence de la baisse du prix des combustibles (hors effet volume) est évaluée à 23 millions d'euros sur l'exercice. Enfin, en ce qui concerne le besoin en fonds de roulement, les mesures d'optimisation mises en oeuvre permettront d'en réduire significativement le montant au 30 juin 2020, par rapport au 30 juin 2019.

-Report d'investissements non stratégiques

À ce stade, le Groupe a gelé les nouveaux projets d'investissements. Il poursuit néanmoins ses investissements stratégiques déjà engagés, notamment en termes de taux de substitution et de renouvellement de l'outil industriel. Ainsi, le projet de nouveau four à Ragland en Alabama se poursuit, même si la programmation des travaux pourrait être décalée en fonction des mesures sanitaires et, par conséquence, de la disponibilité des fournisseurs. Compte tenu de ces éléments, le montant des investissements industriels, devrait être à un niveau comparable à celui de 2019.

Perspectives 2020

En 2020, l'environnement macro-économique de chacun des pays dans lesquels le Groupe opère devrait être significativement affecté par COVID19 avec des impacts différents en fonction du contexte sanitaire et des réponses gouvernementales apportées pour y faire face.

Aujourd'hui, l'activité est menée dans le cadre strict de procédures adaptées à la situation sanitaire qui prévaut dans chaque pays d'implantation du Groupe. Dans ce cadre il est important de préciser que :
- Les douze pays d'implantation du Groupe sont touchés par l'épidémie du COVID19, parfois avec une intensité décalée dans le temps ;
- Il y a une très forte volatilité de l'activité ;
- Les partages d'expérience entre pays permettent de mettre en oeuvre les bons procédés et modes opératoires afin de répondre aux exigences de la situation dans chaque pays et de poursuivre l'activité lorsque cela est autorisé.

L'activité du Groupe se poursuit donc à un niveau qui varie selon les contraintes locales :
- En France, après un fort ralentissement au début du confinement, l'activité enregistre une tendance de reprise graduelle, avec la réouverture des négoces et celle, plus lente, des chantiers ;
- En Suisse, l'activité est proche de la normale, grâce au respect strict des mesures barrières sur tous les sites de construction ;
- En Afrique de l'Ouest et aux États-Unis, l'activité est là-aussi quasiment normale, mais la situation est susceptible d'évoluer rapidement ;
- Au Brésil, l'activité reste soutenue avec des situations régionales contrastées;
- En Turquie et en Égypte, dans un environnement macro-économique déjà dégradé, l'épidémie n'a pas eu à ce stade d'impact significatif ;
- Au Kazakhstan, l'activité a été particulièrement dynamique en ce début d'année. Les récentes décisions de confinement pourraient se faire ressentir sur l'activité du second trimestre ;
- Enfin, l'activité en Italie et Inde a été totalement interrompue suite aux décisions de confinement strict pris par les autorités entre fin mars et fin avril. Le Groupe a reçu au cours de la troisième semaine d'avril l'autorisation de redémarrer progressivement ses usines en Inde.

La reprise progressive de l'activité, notamment en France et en Inde, la baisse des coûts de l'énergie, la mise en place d'un programme ambitieux de réduction des coûts, l'attention particulière portée au besoin en fonds de roulement et enfin, la réduction du plan initial d'investissements industriels, sont autant d'éléments qui devraient permettre de limiter l'impact de cette crise sur les résultats et la situation financière du Groupe.

Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, du manque de visibilité et de la forte volatilité qu'impliquent la situation actuelle, le Groupe s'attend donc à une baisse de son EBITDA sur l'ensemble de l'exercice.

Dans le cadre de cette publication, Guy Sidos, Président-Directeur Général a déclaré : "La performance du groupe Vicat au premier trimestre 2020 a été solide en dépit d'un très fort ralentissement en fin de période en France, en Italie et en Inde. Face à la crise sanitaire, le Groupe a montré sa flexibilité et sa réactivité en prenant très tôt des dispositions de protection de ses employés, de ses clients et de ses fournisseurs et en initiant des mesures fortes de réduction des coûts, de contrôle du besoin en fond de roulement et de réduction des dépenses d'investissement à la hauteur de la situation. L'activité industrielle et commerciale a été maintenue sur presque tous les sites afin de suivre l'évolution des marchés, ce qui a permis d'atténuer l'impact de la crise. Néanmoins, la visibilité sur l'exercice reste faible et il faut s'attendre à un impact significatif de cette situation exceptionnelle sur les résultats et les ratios du premier semestre".

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