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Cotation du 11/06/2021 à 17h35 Vicat +1,51% 43,700€
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Vicat : le résultat net consolidé s'élève à 172 ME, en hausse de 7,7%

Vicat : le résultat net consolidé s'élève à 172 ME, en hausse de 7,7%
Vicat : le résultat net consolidé s'élève à 172 ME, en hausse de 7,7%

(Boursier.com) — L 'année 2020 a été fortement perturbée par l'épidémie de Covid-19. Les activités du Groupe Vicat dans ses douze pays d'implantations ont été touchées de façon asymétrique en fonction des réponses politiques à la pandémie. Ainsi, l'Inde, la France et l'Italie ont enregistré au cours du premier semestre un fort recul de leurs chiffres d'affaires avant de connaître un rebond dès le mois de juin. La baisse du chiffre d'affaires consolidé de -3,2% au premier semestre a été gommée au second semestre qui progresse de +13,8% à périmètre et change constants. Sur l'ensemble de l'exercice, le chiffre d'affaires consolidé du Groupe atteint 2.805 millions d'euros, soit une croissance de +2,4% en base publiée par rapport à 2019, et de +5,5% à périmètre et taux de change constants.

L'évolution du chiffre d'affaires consolidé résulte :
D'un effet périmètre de +0,7%, soit un impact positif de +20 millions d'euros, lié notamment à la consolidation de Ciplan au Brésil sur l'ensemble de l'année et de petites acquisitions dans l'activité Béton et Granulats en Europe ;
D'un effet de change défavorable de -3,7%, correspondant à un impact négatif de -105 millions d'euros sur l'exercice en raison l'appréciation de l'euro ;
Et enfin, d'une croissance organique de l'activité (+5,4%) sur l'ensemble des zones, à l'exception de la France.

L'EBITDA consolidé du Groupe atteint 557 millions d'euros, une progression de +5,9% en base publiée et de +10,1% à périmètre et change constants. La marge d'EBITDA progresse de 0,7 point à 19,9%. L'évolution de l'EBITDA publié résulte d'un effet périmètre très légèrement positif (inférieur à +2 millions d'euros), d'un effet de change défavorable de près de -24 millions d'euros et, enfin, d'une solide croissance organique d'EBITDA de +53 millions d'euros.

A périmètre et change constants, la progression de l'EBITDA est la conséquence :
De la croissance de l'activité, en dépit de l'impact de la crise sanitaire ;
Des effets positifs du plan de réduction des coûts et de la baisse de l'énergie pour environ 57 millions d'euros ;
D'une tendance générale des prix de vente bien orientée, à l'exception de la zone Méditerranée ;
D'une très nette amélioration de l'EBITDA généré dans les zones Amériques (notamment au Brésil) et Asie ;
D'une progression sensible de l'EBITDA dans la zone Afrique, soutenue par l'amélioration des performances industrielles au Sénégal et de la montée en puissance du broyeur au Mali dans un contexte de volumes et de prix favorables.

Ces éléments positifs ont permis de compenser :
Une contraction mesurée de l'EBITDA généré en France, conséquence de l'impact de la pandémie sur l'ensemble des activités au premier semestre ;
L'arrêt total de l'activité pendant 30 jours en Italie et 33 jours en Inde ;
L'impact de l'environnement macro-économique et concurrentiel dégradé en Turquie et en Egypte ;
Une base de comparaison défavorable sur un élément non récurrent au Brésil à hauteur de 6 millions d'euros.

L'EBIT atteint 298 millions d'euros, contre 267 millions d'euros en 2019, en progression de +11,7% en base publiée et de +17,5% à périmètre et taux de change constants. La marge d'EBIT sur le chiffre d'affaires consolidé s'améliore de près de 1 point à 10,6%. Cette évolution traduit une poursuite de l'amélioration de la rentabilité opérationnelle sur les zones Amériques, Afrique, et Asie. Le net rebond d'activité observé en France dès le troisième trimestre n'a pas permis de compenser pleinement le recul enregistré au cours du premier semestre. Enfin, compte tenu des éléments évoqués ci-dessus, les zones Europe (hors France) et Méditerranée affichent une dégradation de leurs rentabilités opérationnelles sur
l'ensemble de la période.

Le résultat d'exploitation progresse de +6,3% en base publiée et de +13,4% à périmètre et change constants.
Cette performance reflète les améliorations de l'EBITDA et de l'EBIT, un produit d'amnistie fiscale au Brésil à hauteur de 6 millions d'euros, et, enfin, des dépréciations d'actifs liés à l'Egypte pour-19 millions d'euros.

L'amélioration du résultat financier de +3 millions d'euros s'explique notamment par un produit d'amnistie fiscale au Brésil pour 2 millions d'euros, et reflète la maitrise de l'endettement du Groupe en 2020 dans le contexte de la crise sanitaire.

La charge d'impôts augmente de -7 millions d'euros compte tenu de la progression du résultat avant impôt.
Le taux apparent est stable par rapport à 2019, à 30,7% contre 30,6%. Cette stabilité du taux d'impôt tient compte d'une légère amélioration des taux en France et en Suisse ainsi que d'un produit d'impôt différé liée à la prolongation de l'avenant de la convention minière au Sénégal. Ces éléments positifs ont permis de compenser l'impact défavorable de l'augmentation de la perte non fiscalisée en Egypte, de la fin de l'exonérations fiscale au Kazakhstan, et d'un ajustement négatif des actifs d'impôts différés en Inde compte tenu de la baisse du taux d'impôt de Kalburgi Cement.

Le résultat net de l'ensemble consolidé s'élève à 172 millions d'euros en hausse de +7,7% à périmètre et change constants et de +16,3% en base publiée, en dépit des dépréciations d'actifs liés à l'Egypte.
L'amélioration des résultats générés au Brésil et en Inde se traduit par une augmentation sensible de la part des minoritaires. Sur ces bases, le résultat net part du Groupe augmente quant à lui de +10,7% à périmètre et taux de change constants et +4,8% en base publiée, à 156 millions d'euros.

La capacité d'autofinancement s'établit à 461 millions d'euros, en hausse de +8,3% en base publiée et de +12,9% à périmètre et taux de change constants, compte tenu de la forte progression de l'EBITDA généré au cours de l'exercice.

Sur la base des résultats annuels 2020 et confiant dans la capacité du Groupe à poursuivre son développement, le Conseil d'Administration, réuni en date du 12 février 2021, a décidé de proposer aux actionnaires de voter, lors de l'Assemblée Générale qui se tiendra le 9 avril 2021, le maintien du dividende à 1,50 euro par action.

En 2021, l'environnement macro-économique de chacun des pays dans lesquels le Groupe opère devrait toujours être affecté par la pandémie de la Covid-19 avec des impacts différents en fonction du contexte sanitaire et des réponses gouvernementales apportées pour y faire face.

Aujourd'hui, l'activité reste menée dans le cadre strict de procédures adaptées à la situation sanitaire qui prévaut dans chaque pays d'implantation du Groupe. Dans ce cadre il est important de préciser que :
Les douze pays d'implantation du Groupe sont touchés, mais à des degrés différents, par l'épidémie du Covid-19 ;
Les partages d'expérience entre pays permettent de mettre en oeuvre les bons procédés et modes opératoires afin de répondre aux exigences de la situation dans chaque pays et de poursuivre l'activité dans les meilleures conditions ;

Dans cet environnement, la volatilité de l'activité reste forte.

Par ailleurs, trois éléments prévisibles auront une incidence sur l'évolution des performances financières du Groupe et sur son cadencement au cours de l'année 2021 :
Les évolutions défavorables des taux de changes observés en 2020 auront un impact négatif sur l'ensemble de l'exercice 2021. Le Groupe rappelle à ce titre que son risque changes est essentiellement un risque de conversion ;
Les coûts de l'énergie sont attendus en hausse, avec un impact plus limité sur le premier semestre, mais plus marqué sur le second semestre ;

Enfin, le Groupe devrait bénéficier d'une base de comparaison favorable au premier semestre compte tenu de l'impact significatif de la pandémie au cours du premier semestre 2020, et plus particulièrement en France, en Inde et en Italie. A contrario, compte tenu du rebond et du rattrapage de l'activité observés sur ces pays au cours du troisième trimestre 2020, la comparaison sur le troisième trimestre devrait être défavorable en 2021.

En 2021, le Groupe poursuivra ses efforts d'investissements, qui concerneront pour l'essentiel :
La poursuite de la construction du nouveau four de Ragland aux Etats-Unis ;
Des efforts sur ses outils de production en Inde afin d'augmenter marginalement leurs capacités, et des investissements dans de nouveaux terminaux afin d'élargir son marché et réduire ses coûts logistiques ;
Et enfin, la montée en puissance de projets liés aux objectifs de réduction de son empreinte carbone.
Sur ces bases, les investissements industriels sont attendus en hausse par rapport à 2020 et devraient s'établir autour de 365 millions d'euros. Le Groupe se gardera la possibilité d'adapter ces projets d'investissements en fonction de l'évolution de ses marchés et de sa génération de cash-flows.

Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, le Groupe s'attend à une progression de son EBITDA à périmètre et change constants sur l'ensemble de l'exercice. Bien entendu, cette attente reste susceptible d'être modifiée au cours de l'exercice en fonction de l'évolution de la pandémie et de son impact sur l'environnement macro-économique et sectoriel des pays dans lesquels le Groupe opère.

©2021,

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