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Transport : l'IATA vent debout contre la proposition de nouvelle écotaxe en France

Transport : l'IATA vent debout contre la proposition de nouvelle écotaxe en France
Transport : l'IATA vent debout contre la proposition de nouvelle écotaxe en France
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L 'Association internationale du transport aérien (IATA) est vent debout contre la proposition d'écotaxe de la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC). Elle avertit sur le fait que cette nouvelle taxe environnementale, qui permettrait de récolter 4,2 milliards d'euros par an, ne parviendra pas à décarboniser le secteur de l'aviation et pourrait entrainer la suppression de 150.000 emplois dans le secteur.

L'IATA rappelle que la France impose déjà certaines des taxes aériennes les plus lourdes d'Europe et que l'industrie aéronautique nationale paye un lourd tribut avec la crise sanitaire actuelle. En temps normal, elle soutient environ 1,1 million d'emplois et contribue à plus de 100 milliards d'euros, soit environ 4,3% du PIB national. L'apparition du COVID-19 a fait chuter le nombre de passagers en France de 80% depuis mars, tandis que les recettes des compagnies aériennes ont plongé de 15 milliards d'euros, selon les estimations de l'IATA, mettant en péril environ 466.000 emplois.

La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) estime de son côté que si elle était mise en oeuvre, la proposition de la CCC entraînerait 150.000 pertes d'emploi et coûterait à l'économie française 5 à 6 milliards d'euros de PIB. Par rapport à ces coûts économiques, les mesures permettraient de réduire les émissions de 3,5 millions de tonnes par an, ce qui représente moins de 1% des émissions totales de la France.

"Cette proposition ne peut être prise au sérieux. Ce n'est pas le moment d'ajouter 6 milliards d'euros et 150.000 emplois perdus à la destruction économique déjà infligée au secteur de l'aviation français par le COVID-19. Et cela ne fera qu'éliminer les 160.000 emplois que le gouvernement tente de créer avec son plan de relance économique de 100 milliards d'euros. En cette période de crise, nous avons besoin de politiques cohérentes qui sauveront les emplois et non de politiques qui les détruiront", affirme Alexandre de Juniac, directeur général de l'IATA.

L'industrie aéronautique s'est clairement engagée dans la réduction de ses émissions de CO2. À partir de 2021, le secteur vise à atteindre une croissance neutre en carbone, et les compagnies aériennes du monde entier s'efforcent de réduire l'empreinte carbone nette du secteur de moitié par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2050. En outre, les compagnies aériennes sont soumises au système européen d'échange de quotas d'émission pour les opérations intra-européennes.

L'IATA a également averti sur le fait qu'une approche unilatérale au niveau de la réduction des émissions de l'aviation pourrait compromettre les progrès réalisés au niveau mondial. Le premier système mondial de compensation carbone pour un secteur économique - le système de compensation et de réduction des émissions de carbone pour l'aviation internationale (CORSIA) - a été approuvé par les gouvernements par l'intermédiaire de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et s'applique à tous les vols internationaux. "Si la France impose cette taxe nationale unilatérale débilitante, elle pourrait mettre en péril le CORSIA, un système international qui permettra d'atténuer un milliard de tonnes d'émissions de carbone. L'impact environnemental net de la proposition de la CCC sera épouvantable si cela donne aux grands émetteurs ou aux pays en développement une excuse pour ne pas soutenir la CORSIA", ajoute M. de Juniac.

©2020,

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