Accueil
»
Bourse
»
Actions Paris
»
Actualités
»
Consultation
Cotation du 08/07/2020 à 15h58 Vallourec -3,89% 34,980€

Tenaris plonge et entraîne Vallourec dans son sillage

Tenaris plonge et entraîne Vallourec dans son sillage
Tenaris plonge et entraîne Vallourec dans son sillage
Crédit photo © Vallourec

(Boursier.com) — Pas de répit pour Vallourec à la Bourse de Paris, avec un titre qui enchaîne une septième séance consécutive dans le rouge, en baisse de 3,4% à 4,49 euros. L'action n'a progressé qu'une fois au cours des onze dernières séances, au cours desquelles elle a perdu plus de 21%. Le rival italien Tenaris a annoncé hier soir des résultats semestriels bien placés par rapport aux attentes, mais des perspectives toujours compliquées pour le secteur. Sur le semestre en cours, le groupe a indiqué que la reprise du pétrole et du gaz de schiste aux Etats-Unis continue, mais à un rythme moins intense, tandis qu'elle se fait attendre ailleurs dans le monde car les majors continuent à protéger leurs marges en investissant peu...

J'ai l'impression que la reprise est une fois encore repoussée, et les récentes informations en provenance du front pétrolier tendent à confirmer cette impression, souligne l'analyste Fabrice Farigoule, d'AlphaValue. "Les attentes étaient faibles sur le dossier", écrit pour sa part Amy Wong, chez UBS, "mais malgré cela, je m'attends à une réaction négative à cause d'une perspective plus dégradée que prévu au 3ème trimestre", ajoute-t-elle. A Milan, Tenaris s'effondre de 4,5% à 12,40 euros peu après 10h15.

Une reprise retardée ?

Outre Vallourec, CGG trébuche de -2,6% à 3,34 euros et TechnipFMC de -1,7% à 23,15 euros. Le secteur reste en convalescence, tant que les grands donneurs d'ordres n'auront pas remis la main au portefeuille. Amy Wong a réalisé une étude sur les dépenses des majors au premier semestre et les tendances du second, étude qui ne pousse pas à l'optimisme. L'analyste a constaté que plusieurs grandes entreprises continuent à faire état de prix en baisse sur plusieurs segments, ce qui n'est pas pour arranger les sociétés de services au secteur. On savait déjà que l'environnement prix restait difficile pour la plupart des entreprises parapétrolières, mais c'est une bonne piqure de rappel pour ne pas oublier que les clients continuent à tirer les structures de coûts vers le bas, en redéfinissant les projets et en mettant la pression sur les prix, ce qui est une mauvaise nouvelle à la fois pour les volumes et pour les prix des fournisseurs, ajoute-t-elle. Et comme beaucoup de ces fournisseurs jouent une course contre la montre en espérant une relance des investissements synonyme de rentrées de liquidités avant que leurs échéances de dette ne les rattrapent, tout décalage est perçu très négativement, comme c'est aujourd'hui le cas sur le marché.

©2017-2020,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !