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Télécoms : la consolidation aura-t-elle lieu en 2019?

Télécoms : la consolidation aura-t-elle lieu en 2019?
Télécoms : la consolidation aura-t-elle lieu en 2019?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — 2019 sera-t-elle la bonne ? Au fil des ans, de quelques tentatives et de nombreuses rumeurs, la consolidation du marché français des télécoms est devenue un véritable serpent de mer sur la place parisienne. Alors que se profile la 5G, avec de lourds investissements à la clef pour les quatre opérateurs, certains estiment que le déploiement de cette nouvelle technologie pourrait servir de déclencheur. Pas si simple dans un secteur marqué par une concurrence féroce où la politique a aussi sa place.

Mauvais timing?

Actionnaire d'Orange à hauteur de 23%, l'État français aura, quel que soit l'opération envisagée, son mot à dire. Le passage de quatre à trois opérateurs aurait en effet plusieurs conséquences, les plus redoutées dans le contexte actuel étant une hausse des tarifs pour les clients et d'éventuelles destructions d'emplois. "Le timing d'une consolidation serait catastrophique pour le gouvernement dans le contexte actuel des bouleversements sociaux en France", explique à Bloomberg Alexandre Iatrides, analyste chez Oddo BHF. "C'est un risque politique que le président Macron ne prendrait pas, car il donnerait l'impression de favoriser les grandes entreprises".

Personne n'est vendeur

En dépit des propos récurrents des dirigeants des quatre groupes en faveur d'une consolidation, tout rapprochement passera par la vente d'une entité. Or, aucun des trois milliardaires à la tête d'Altice Europe (Patrick Drahi), d'Iliad (Xavier Niel) ou de Bouygues (Martin Bouygues) n'a, pour le moment, l'intention de céder son 'bébé'. "Il nous manque un vendeur évident", souligne A.Iatrides. Bien que les opérateurs se livrent une guerre des prix agressive pour tenter de s'affaiblir les uns les autres, "aucun n'est sur le point de s'effondrer".

Une question politique avant tout?

Le feu vert du régulateur européen, le mois passé, aux Pays-Bas pour le passage de quatre à trois acteurs a redonné du baume au coeur des opérateurs tablant sur le même scénario en France. Mais la taille du marché n'est pas comparable et, encore une fois, toute opération nécessitera l'aval du gouvernement.

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