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Cotation du 18/12/2018 à 14h53 Telecom Italia -1,32% 0,552€
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Telecom Italia : encore de la pression

Telecom Italia : encore de la pression
Telecom Italia : encore de la pression
Crédit photo © Telecom Italia

(Boursier.com) — Telecom Italia recule de 0,4% ce mercredi à 0,57 euro, alors que Goldman Sachs a ramené son avis d'achat à "neutre" en ajustant son objectif de cours de 0,80 à 0,60 euro. Morgan Stanley avait déjà réduit de "surpondérer" à "pondération en ligne" son avis sur le dossier et Jefferies avait coupé de 1 à 0,75 euro son objectif de cours, tout en restant acheteur. Barclays était lui passé à 'souspondérer' le mois dernier sur le dossier avec un objectif de cours ramené de 0,60 à 0,43 euro.

Telecom Italia a limogé récemment son administrateur délégué Amos Genish, proche du groupe Vivendi, que certains administrateurs considéraient comme un obstacle à une réorganisation de l' opérateur télécoms. Le groupe de Vincent Bolloré, principal actionnaire de TIM à hauteur de 24% du capital, a vigoureusement condamné cette révocation. Un porte-parole a ainsi déclaré que le groupe de médias se réservait la possibilité d'user de tous ses droits pour défendre les intérêts des actionnaires...

"Cette décision a été délibérément planifiée dans le plus grand secret pour créer la plus grande déstabilisation possible et affecter les résultats de Telecom Italia", avait déclaré un porte-parole de Vivendi. "Nous protestons et condamnons la déstabilisation qui sous-tend cette décision et ces méthodes scandaleuses. Nous nous réservons la possibilité d'user de tous nos droits pour défendre les intérêts de tous les actionnaires."

Inquiétudes exprimées

A la tête de Telecom Italia, Amos Genish avait engagé un plan sur 3 ans centré sur la transformation digitale et l'assainissement des finances du groupe. Lundi, Amos Genish s'était dit favorable à l'idée de fusionner les actifs de téléphonie fixe de TIM avec le réseau haut débit que développe son concurrent Open Fiber, à condition de garder le contrôle des infrastructures télécoms qui seraient combinées...

Amos Genish avait été nommé à la tête de TIM l'an dernier sous l'impulsion de Vivendi, puis confirmé dans ses fonctions en mai dernier, mais le fonds activiste américain Elliott avait réussi depuis à mettre le conglomérat français en minorité au conseil... Vivendi et Elliott ont multiplié ces derniers mois les passes d'armes, s'accusant mutuellement des mauvaises performances financières de Telecom Italia et de la baisse du titre en bourse.

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