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Scor : ''stupéfaction'' après une plainte de Covéa

Scor : ''stupéfaction'' après une plainte de Covéa
Scor : ''stupéfaction'' après une plainte de Covéa
Crédit photo © Scor / Nathalie Oundjian

(Boursier.com) — Scor apprend "avec stupéfaction" le dépôt par Covéa, "pour le compte de Scor", d'une plainte contre Denis Kessler.
Scor s'interroge sur les raisons conduisant Covéa à déposer cette plainte plus de deux ans après sa connaissance des faits qu'elle prétend dénoncer.
 
Les faits qui sont mentionnés par Covéa, à savoir les frais de défense que Scor a été contraint d'engager pour se défendre contre la tentative de prise de contrôle non sollicitée de Covéa en 2018, ainsi que les surcoûts subis par Scor dans le cadre de l'exécution de son programme de rachat d'actions, sont "parfaitement justifiés, légitimes, et ne sont en aucune manière des révélations", explique Scor. Ils ont été mis en avant par Scor dans les procédures initiées en 2019 contre Monsieur Thierry Derez et Covéa, comme des éléments de préjudice financier dont Scor demande réparation.

A ce titre, la somme de 19.603.191 euros, majorés des intérêts, de dommages-intérêts que le Tribunal de commerce a condamné Thierry Derez et Covéa à payer le 10 novembre 2020 correspond à une indemnisation de Scor pour une partie de ce préjudice.
Covéa se plaint donc des conséquences de ses propres fautes et de celles de Monsieur Thierry Derez, estime Scor qui rappelle à Covéa que son conseil d'administration, à l'unanimité, a décidé de ne pas donner suite à cette offre non sollicitée.
L'accusation de manipulation de cours est tout aussi étonnante, dit Scor. Le programme de rachat d'actions de Scor, à hauteur de 200 ME sur 2 ans, avait été annoncé par Scor au marché le 27 juillet 2017, époque à laquelle Monsieur Thierry Derez était encore administrateur de Scor, soit plus de 1 an avant la tentative de prise de contrôle. Il est donc parfaitement infondé et trompeur de vouloir laisser entendre qu'il a été lancé en réaction à l'offre de Covéa, affirme Scor qui maintient : C'est Covéa qui, par son communiqué de presse du 4 septembre 2018, et par son 2e communiqué de presse ambigu du 27 septembre 2018 "réaffirmant son intérêt" pour Scor, a engendré une forte hausse du cours de bourse de Scor, comme le Tribunal de commerce l'a clairement établi dans sa décision du 10 novembre 2020 en relevant "l'intention maligne" de Covéa.

Cette plainte semble avoir manifestement pour seul et unique objectif de détourner l'attention des graves fautes commises par Monsieur Thierry Derez et Covéa dans la préparation et la mise en oeuvre du projet non sollicité de prise de contrôle de Scor par Covéa en 2018, exprime Scor qui rappelle aussi que Le Tribunal de commerce de Paris a jugé le 10 novembre 2020 que Monsieur Thierry Derez avait violé ses obligations d'administrateur en son nom propre de Scor (en matière de loyauté, conflit d'intérêts et confidentialité), en transmettant à Covéa et ses conseils des informations et documents confidentiels de Scor dans le dessein de favoriser indûment la préparation et la mise en oeuvre par Covéa de son projet non sollicité de prise de contrôle de Scor. Le Tribunal a également jugé que Covéa avait participé et tiré profit en toute connaissance des fautes commises par Thierry Derez, et que la communication publique de son projet non sollicité de prise de contrôle de Scor avait été fautive.

Scor conclut : La plainte de Covéa intervient également alors que le procès pénal à l'encontre de Monsieur Thierry Derez et Covéa -respectivement pour les délits d'abus de confiance et de recel d'abus de confiance- se tiendra les 5 et 6 juillet 2021 devant le Tribunal correctionnel de Paris.

©2021

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