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Résultats US : les banques mises sous pression par la baisse des taux

Résultats US : les banques mises sous pression par la baisse des taux
Résultats US : les banques mises sous pression par la baisse des taux
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les grandes banques américaines s'apprêtent à donner mardi le coup d'envoi de la saison des résultats du troisième trimestre à Wall Street. Le secteur n'en mène pas large, dans un contexte difficile caractérisé par un ralentissement de la croissance économique, associé à une baisse des taux d'intérêts qui rabote les marges des établissements bancaires.

Dès ce mardi, Citigroup, JP Morgan Chase, Wells Fargo et Goldman Sachs ouvrent le bal. Elles seront suivies de Bank of America mercredi et de Morgan Stanley jeudi. Les annonces de ces six géants bancaires (les "Big Six") donneront le ton pour le secteur financier et sans doute au-dela, les commentaires des patrons bancaires sur la conjoncture économique étant toujours très suivis par ls investisseurs.

Vers une première baisse des profits depuis 3 ans ?

Selon les consensus d'analystes financiers, les profits du secteur financier pourraient bien s'afficher en baisse en glissement annuel, pour la première fois depuis trois ans, au 3e trimestre 2016...

Selon le cabinet d'études Factset (groupe Dow Jones), les bénéfices du secteur devraient ainsi reculer de 1,8% au 3e trimestre par rapport à la même période de 2018, tandis que les revenus devraient diminuer de 1,6% sur un an. L'analyste David Aurelio, de Refinitiv, estime de son côté que les grandes banques américaines devraient afficher un recul de 1,2% de leurs profits sur un an, mais une hausse de 0,9% de leurs revenus.

Ces anticipations sont à mettre en parallèle avec celles pour l'ensemble des compagnies du S&P 500, dont le consensus Factset attend un recul des bénéfices de 4,1%, mais une progression de 2,8% des revenus au 3e trimestre.

Baisse des taux et guerre commerciale ont pesé

Lors du trimestre achevé fin septembre, les activités de marché et de crédit des banques ont été perturbées par deux baisses des taux de la Réserve fédérale, en juillet et en septembre, qui pourraient être suivies d'un nouveau geste baissier d'ici à la fin de l'année.

La baisse des taux lamine les résultats des banques, qui tirent une grande partie de leurs bénéfices de l'écart entre les taux à long terme (auxquels elles prêtent) et les taux à court terme (auxquels elles empruntent).

Les résultats du T3 permettront aussi de juger dans quelle mesure le secteur a souffert du ralentissement conjoncturel lié à la guerre commerciale menée par Washington contre la Chine, mais aussi l'Europe.

Une pause dans la guerre commerciale serait bienvenue

Les analystes financiers seront donc très attentifs aux commentaires des patrons de banques sur la conjoncture actuelle et à leurs prévisions. L'accord commercial partiel qui vient d'être conclu entre Washington et Pékin devrait être bien accueilli et pourrait marquer une pause dans l'escalade protectionniste, à condition qu'un accord détaillé se concrétise dans les prochaines semaines.

Les attentes des analystes étant modestes vis-à-vis des résultats, des surprises positives ne sont pas cependant à exclure de la part des banques, dont plusieurs se sont engagées dans des programmes de réductions de coûts, notamment en réduisant la rémunération des comptes de dépôt de leurs clients.

En outre, la baisse des taux a aussi eu un effet positif sur l'activité de crédit immobilier, stimulée par la baisse des taux. Les opérations de renégociations des taux (qui apportent des commissions aux banques) sont notamment en forte hausse.

Des valorisation boursières toujours modestes pour les banques

Sur le plan boursier, l'indice Dow Jones des banques (qui regroupe les plus grands établissements) n'a progressé que de 1,1% depuis un an, mais depuis le début de l'année 2019, il a rebondi de 17%, une performance équivalente à celle du S&P 500 (+18,4%) et supérieure à celle du Dow Jones (+15%). L'action Citigroup a même bondi de plus de 35% depuis le 1er janvier, les marchés appréciant les remaniements au sein de la direction et les efforts de baisses des coûts.

Le secteur reste cependant un peu délaissé, comme en témoigne sa faible valorisation, avec un PER de 10,2 fois les bénéfices attendus sur les 12 prochains mois, contre une moyenne historique de 12,6 fois et un multiple de 16,4 pour l'ensemble du S&P 500.

©2019,

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