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Cotation du 06/12/2019 à 22h15 JP Morgan Chase +1,49% 135,040$
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Résultats US : les banques font mieux que prévu

Résultats US : les banques font mieux que prévu
Résultats US : les banques font mieux que prévu
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Cinq des six plus grandes banques américaines ont publié depuis mardi leurs résultats du troisième trimestre. Cette première salve de comptes a été bien accueillie à Wall Street, en particulier les publications de JP Morgan Chase et Citigroup, qui ont dépassé les attentes des analystes financiers.

Mardi à la clôture de Wall Street, le titre de JP Morgan Chase a bondi de 3%, finissant à son plus haut niveau historique, tandis que Citigroup a gagné 1,4%, Wells Fargo a pris 1,7% et même Goldman Sachs a avancé de 0,3% malgré des résultats inférieurs aux attentes. Le géant de la gestion d'actifs Blackrock a avancé de 2,3% après de solides bénéfices au 3e trimestre. Bank of America (qui publie ses comptes ce mercredi) et Morgan Stanley (attendu jeudi) ont grimpé respectivement de 2% et de 0,66%.

Mercredi en cotations pré-séance, les cours de Bank of America et de Bank of New York Mellon bondissaient de plus de 2% après la publication de leurs communiqués de résultats. Les bénéfices des deux banques ont reculé par rapport au 3e trimestre 2018, mais dans des proportions moindres que les attentes des analystes.

Dans un contexte difficile, caractérisé par un ralentissement de la croissance économique, associé à une baisse des taux d'intérêts, les banques semblent donc avoir limité les dégâts.

JP Morgan et Citigroup font mieux que prévu grâce à la banque de détail

JP Morgan Chase a ainsi publié un bénéfice trimestriel largement supérieur aux attentes de Wall Street grâce à la vigueur de son trading obligataire, de ses activités sur le marché primaire et de ses revenus tirés du crédit immobilier. "L'activité auprès des particuliers reste saine avec une croissance des salaires et des dépenses, combinée à des bilans solides et des niveaux de chômage faibles", a commenté Jamie Dimon, PDG de JP Morgan, dans un communiqué.

"Cela est contrebalancé par un affaiblissement du moral des entrepreneurs et des dépenses d'investissement essentiellement alimenté par des risques géopolitiques de plus en plus complexes, notamment les tensions dans le commerce mondial", a cependant ajouté le patron de JP Morgan.

Chez Citigroup aussi, la banque de détail a tiré les activités du groupe bancaire. Les ventes et les bénéfices sont ressortis légèrement supérieurs aux attentes du marché, malgré la faiblesse dans les activités de trading.

Wells Fargo en revanche a déçu sur ses bénéfices, mais le titre a progressé en réaction à des revenus plus solides que prévu, ainsi qu'à l'entrée en fonction, dès lundi prochain, du nouveau directeur général Charles Scharf. Les investisseurs estiment que la banque a "chargé la barque" sur les résultats du T3, et espèrent beaucoup des restructurations à venir sous la nouvelle direction.

Wells Fargo a continué de souffrir des suite du scandale qui a éclaté il y a trois ans sur ses pratiques commerciales. Son bénéfice net a chuté de 23% au 3e trimestre à 4,6 Mds$, sous l'effet d'un plongeon de ses revenus du crédit immobilier et en raison de nouvelles charges pour frais juridiques.

Le marché des fusions-acquisitions plombe Goldman Sachs

Enfin, la banque d'affaires Goldman Sachs a souffert au 3e trimestre. Celui-ci s'est soldé par unebaisse plus importante que prévu du bénéfice net, qui a chuté de 27% à 1,79 milliard de dollars. Le groupe a notamment invoqué la contraction de ses commissions dans son activité de conseil en fusions et acquisitions et la faiblesse de son activité sur le marché primaire.

Goldman Sachs a vu ses revenus se contracter dans trois de ses quatre principales divisions, avec notamment un déclin dans la banque d'investissement avec une moindre activité en matière de fusions et acquisitions et d'introductions en Bourse. A Wall Street, le titre a perdu jusqu'à 2% en séance avant de se repasser légèrement positif en fin de journée.

Selon les données de Refinitiv, les fusions et acquisitions mondiales ont chuté de 16% en glissement annuel au 3e trimestre pour revenir à 729 Mds$, leur plus faible volume trimestriel depuis 2016, en raison de l'incertitude économique croissante sur fond de guerre commerciale.

Vers un première baisse des bénéfices du secteur financier depuis trois ans ?

Juste avant le coup d'envoi des résultats, les consensus d'analystes financiers s'attendaient à une baisse des profits du secteur financier en glissement annuel au 3e trimestre, pour la première fois depuis trois ans, au 3e trimestre 2016.

Selon le cabinet d'études Factset (groupe Dow Jones), les bénéfices du secteur devraient ainsi reculer de 1,8% au 3e trimestre par rapport à la même période de 2018, tandis que les revenus devraient diminuer de 1,6% sur un an. L'analyste David Aurelio, de Refinitiv, estime de son côté que les grandes banques américaines devraient afficher un recul de 1,2% de leurs profits sur un an, mais une hausse de 0,9% de leurs revenus.

Les attentes des analystes étant modestes vis-à-vis des résultats, des surprises positives ne sont cependant pas exclues, les banques s'étant engagées dans des programmes de réductions de coûts, notamment en réduisant la rémunération des comptes de dépôt de leurs clients.

En outre, la baisse des taux a aussi eu un effet positif sur l'activité de crédit immobilier, stimulée par la baisse des taux. Les opérations de renégociations des taux (qui apportent des commissions aux banques) sont notamment en forte hausse

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