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Cotation du 24/05/2019 à 22h15 JP Morgan Chase +0,98% 109,710$
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Résultats : le calendrier des grandes banques américaines

Résultats : le calendrier des grandes banques américaines
Résultats : le calendrier des grandes banques américaines
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les bénéfices des banques américaines sont attendus globalement en légère baisse pour le 1er trimestre sur un an... Cependant, JP Morgan Chase et Wells Fargo, les premières à dévoiler leurs comptes, vendredi, ont démenti ces prévisions. Les résultats de JPM, première banque américain par ses actifs, ont été particulièrement salués en Bourse, et son patron Jamie Dimon, dont les commentaires sont très suivis, a estimé que "même dans un contexte d'incertitude géopolitique mondiale, l'économie américaine continue de croître".

Après un 4ème trimestre 2018 plutôt solide, 2019 a tout de même démarré par une hausse des risques pour le secteur bancaire, très cyclique, à commencer par les révisions à la baisse de la croissance mondiale par l'OCDE, la Banque Mondiale et le FMI. La pause de la Fed dans son cycle de hausse des taux, le "shutdown" partiel de l'administration américaine, et les craintes de guerre commerciale ont aussi pesé sur les activités de marchés des banques.

Avant le coup d'envoi des résultats, les analyses financiers s'attendaient à un recul des bénéfices du secteur financier de l'ordre de 3,8% par rapport à la même période de 2018, selon le consensus compilé par Factset. Mais après les comptes de JP Morgan et de Wells Fargo, la baisse attendue n'est plus que de 2,1%, selon la note hebdomadaire de Factset publiée vendredi soir. Ce recul des bénéfices est inférieur à celui du S&P 500, qui est attendu à -4,3%.

Les revenus des financières devraient en revanche progresser de 5,4% (contre +4,8% pour le S&P 500) selon Factset. Les prévisions des dirigeants des banques seront scrutées, en sachant que les analystes anticipent à ce stade une poursuite de la baisse des bénéfices au 2ème trimestre.

LE CALENDRIER

- Vendredi 12 avril avant l'ouverture de Wall Street : JP Morgan Chase et Wells Fargo
- Lundi 15 avril avant l'ouverture : Citigroup et Goldman Sachs
- Mardi 16 avril avant l'ouverture : Bank of America
- Mercredi 17 avril avant l'ouverture : Morgan Stanley

Les quatre plus grandes banques américaines par le montant des actifs sont dans l'ordre JP Morgan, Bank of America, Citigroup et Wells Fargo, suivies de Goldman Sachs et Morgan Stanley, qui restent essentiellement des banques d'investissement et de marché. Ces métiers historiques continuent de représenter le gros des revenus de "GS" et "MS", même si elles ont changé de statut en 2008 pour devenir des banques de dépôt dans le sillage de la crise financière.

Activités de marché plombées par de faibles volumes

Les activités de marché des banques (sources de commissions) sont attendues en baisse au premier trimestre, malgré la hausse des marchés d'actions et obligataires. En effet, ces performances sont intervenues dans de faibles volumes et l'activité de la clientèle s'est tassée, notamment en raison du shutdown partiel de l'administration américaine en début d'année, et plus généralement en raison des incertitudes économiques qui n'incitent pas les clients à agir.

Les dirigeants de JP Morgan Chase et de Citigroup ont déjà prévenu d'une baisse des revenus de trading en début d'année. JP Morgan a ainsi fait état, vendredi, d'un recul des revenus de trading de 17% au 1er trimestre, à 5,5 milliards de dollars, mais le marché tablait sur une baisse encore plus importante, de 18%.

Dans les métiers de crédit, les banques sont handicapées par l'aplatissement de la courbe des taux (et même sa brève inversion courant mars sur le segment 3 mois/10 ans). Un faible écart entre les taux courts et longs a un effet négatif sur les résultats des banques, qui tirent leurs profits de ces écarts entre les taux à court terme (auxquels elles empruntent) et les taux à long terme (auxquelles elles prêtent).

Dans ce contexte, les analystes surveilleront de très près les marges d'intermédiation (net interest margin ou NIM) des banques, qui mesurent en pourcentage l'écart entre les intérêts produits par la banques et les intérêts payés à ses prêteurs. La marge de JP Morgan a ainsi à peine progressé au 1er trimestre (+0,02 point de pourcentage à 2,56%), à un rythme plus lent que sur les deux précédents trimestres.

Un secteur peu valorisé, qui a sous-performé depuis un an en Bourse

Les résultats de banques US au quatrième trimestre 2018 avaient été globalement supérieurs aux attentes dans le secteur. Goldman Sachs et Bank of America avaient toutes deux battu le consensus pour les bénéfices comme pour les revenus). JP Morgan avait dépassé les attentes pour ses revenus, mais son bénéfice était ressorti inférieur aux attentes. Morgan Stanley avait déçu tant en termes de bénéfices que de revenus, en raison d'une chute de ses recettes de trading obligataire et de ses activités de gestion de fortune. Wells Fargo, affecté par une série de scandales, avait affiché des profits supérieurs aux attentes mais des revenus en dessous du consensus, de même que Citigroup.

A la Bourse de New York, les bancaires ont dans un premier temps bien profité du rebond entamé en décembre, mais elles se sont repliées depuis que la Fed a signalé qu'elle ne relèverait plus ses taux directeurs cette année. L'indice Dow Jones des banques a gagné 12% depuis le début 2019, mais il a reculé de plus de 8% sur un an... Il sous-performe l'indice S&P 500, qui a gagné 15% depuis début 2019 et a progressé de près de 11% sur un an.

La faible valorisation boursière des banques plaide cependant en leur faveur : le PER du secteur n'est que d'environ 10 fois les bénéfices attendus dans les 12 prochains mois, contre 16,7 fois pour le S&P 500.

©2019,

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