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Cotation du 21/02/2020 à 17h35 Renault -2,99% 31,685€
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Renault : toujours plus bas !

Renault : toujours plus bas !
Renault : toujours plus bas !
Crédit photo © Renault

Le titre [FR:FR0000131906:0]Renault[:FR] poursuit sa dégringolade, en repli de 2,5% ce vendredi à 36 euros sur le marché parisien, de retour au plus bas depuis la fin 2012, alors que les notes d'analystes prudentes se multiplient, à l'image de celle du broker Barclays qui reste à 'pondération en ligne' mais avec un objectif de cours ramené de 59 à 45 euros. Mais la note la plus sombre reste celle de [US:US1729674242:0]Citigroup[:US] publiée hier qui a dégradé le titre du constructeur automobile à 'vendre', tout en réduisant fortement son objectif de cours de 52 à 30 euros.
Selon le broker, les attentes du consensus de marché en volumes sont trop élevées pour 2020... Citi considère que le bilan de Renault est "clairement" risqué, compte tenu de la situation du secteur en pleine transition énergétique et de la faible génération de liquidités. L'entreprise risque de réduire son dividende et de potentiellement lever des capitaux, poursuit l'analyste.

Citi affirme à l'arrivée que le marché n'a pas encore pris conscience de "l'énormité des défis" auxquels le groupe automobile est confronté. La firme est plus vulnérable à la volatilité des volumes de voitures en raison de son modèle économique intégré verticalement...

Successeur en vue

Pressenti pour prendre la succession de Thierry Bolloré au poste de directeur général de Renault, l'Italien Luca di Meo serait par ailleurs en discussions avancées avec la marque au losange, selon le président du directoire de Volkswagen, Herbert Diess. L'Etat français, principal actionnaire de Renault, aurait d'ailleurs déjà donné son feu vert tacite à la nomination de l'ancien DG de Seat. "Il n'y a pas de raison que l'Etat s'oppose à la nomination de Luca di Meo comme futur DG de Renault", a ainsi rapporté à Reuters une source en provenance de Bercy...

Rappelons que Luca de Meo a démissionné en début d'année de son poste de Directeur Général de Seat, filiale de Volkswagen. Luca De Meo qui dirigeait la marque depuis quatre ans a réussi à relancer les ventes du groupe dans un marché pourtant très concurrentiel...

L'alliance avec Nissan en question

La tâche du futur dirigeant s'annonce délicate, alors que Renault a vu ses ventes mondiales reculer l'an dernier à 3,8 millions d'unités, en baisse de 3,4%. Récemment, de nouvelles spéculations autour de l'avenir de l'alliance entre Renault et Nissan avaient secoué le titre en Bourse de Paris. Depuis, les deux constructeurs automobiles ont voulu réaffirmer la solidité de leur union : "Cette alliance est bien solide et robuste. Elle est tout sauf morte !" a déclaré dans une interview accordée au quotidien belge 'L'Echo' Jean-Dominique Senard, le président du groupe Renault.

Nissan a indiqué de son côté qu'il "n'envisageait nullement de dissoudre l'alliance" qui est "la source de la compétitivité" du groupe... "A travers cette alliance, pour atteindre une croissance durable et rentable, Nissan cherchera à continuer de produire des résultats gagnant-gagnant pour toutes les sociétés membres".

Malgré les efforts déployés pour améliorer les relations de part et d'autre, le partenariat avec Renault - qui produit 10 millions de voitures par an - est devenu "toxique", avaient déclaré plusieurs sources au quotidien britannique "FT". De nombreux cadres de Nissan estimeraient désormais que le constructeur français est un "frein" pour son homologue japonais. "Ce qui est écrit là n'a aucun lien avec la réalité actuelle de l'alliance... Je m'interroge sur l'origine de ce type d'informations. Je ne suis pas certain de la bienveillance de l'origine de celles-ci", avait répliqué Jean-Dominique Senard, qui estime que l'on verra "beaucoup plus tôt, dès cette année", les premiers résultats de la nouvelle stratégie de l'alliance "sur la mise en oeuvre des projets et la capacité de crédibilité de cette alliance".

Jean-Dominique Senard doit dévoiler dans les prochaines semaines plusieurs projets de rapprochement destinés à démontrer que l'alliance peut continuer de fonctionner : "Nous ne pouvons pas survivre si nous n'agissons pas rapidement maintenant pour faire un vrai partage", avait récemment déclaré au 'FT' le patron de la marque au losange...

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