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Renault : questions sans réponse

Renault : questions sans réponse
Renault : questions sans réponse
Crédit photo © Renault

(Boursier.com) — Renault est stable à 49 euros en matinée ce lundi à Paris. Dans la foulée de son double avertissement, le constructeur au losange a confirmé avoir enregistré un chiffre d'affaires de 11,296 millions d'euros au troisième trimestre, en repli de 1,6% et de 1,4% à taux de change et périmètre constants. Le groupe au losange, dont les ventes en volume ont baissé de 4,4% (de 13,4% pour les seules voitures de marque Renault), a été pénalisé par le recul de la production de Nissan et Daimler, la fermeture du marché iranien et la baisse de la demande de moteurs diesel...

Renault a également revu à la baisse sa prévision pour le marché automobile mondial qui devrait connaître un repli de l'ordre de 4% cette année (contre une baisse de l'ordre de 3% prévue précédemment). En Europe, le groupe estime que le marché pourrait accuser une baisse pouvant aller jusqu'à 1%, alors qu'il était attendu stable jusqu'ici.

Dans ce contexte, la firme basée à Boulogne pourrait bien revoir sa politique de distribution aux actionnaires alors qu'elle n'a plus coupé son dividende depuis 2011... "Nous ferons le point sur nos résultats et notre génération de trésorerie à la fin de l'année", a déclaré Clotilde Delbos, directrice générale par intérim, aux analystes en fin de semaine passée. Ensuite, nous "nous réunirons avec le conseil d'administration afin de décider quelle est la politique de dividende appropriée".

Le constructeur, qui recherche de nouveaux partenaires industriels pour compenser le repli des ventes à Nissan et Daimler, a engagé en attendant une revue complète du plan "Drive the future" lancé par l'ancien PDG déchu Carlos Ghosn fin 2017...

Trop tôt !

"Il est trop tôt pour mentionner les pistes sur lesquelles nous travaillons, nous avons quelques idées que nous avons mises sur le papier, il faut les préciser avant de pouvoir tout annoncer, j'imagine dans quelques mois", a encore expliqué Clotilde Delbos aux analystes vendredi... La directrice générale par intérim et directrice financière de Renault "ne croit pas à un rebond des ventes à partenaires dans un futur proche"... Pour redresser la barre, le groupe discute actuellement avec d'autres constructeurs pour leur proposer ses services dans les fourgons, l'électrique ou l'hybride. "Nous sommes en discussion avec beaucoup d'autres partenaires pour trouver des idées et remplir le tuyau", a poursuivi la directrice générale.

Le nouveau plan privilégiera les prix face aux volumes ainsi que le contrôle des coûts face aux dépenses accrues induites par le durcissement réglementaire sur les émissions polluantes...

Rappelons que Thierry Bolloré, l'ancien bras droit de Carlos Ghosn, n'est plus directeur général de Renault depuis le début du mois d'octobre. Le Conseil d'administration du constructeur a en effet décidé "de mettre un terme aux mandats de Directeur général de Renault SA et de Président de Renault s.a.s. de Monsieur Thierry Bolloré avec effet immédiat".
Dans un entretien publié sur le site internet des 'Echos', Thierry Bolloré avait dénoncé "un coup de force stupéfiant"... "La seule chose que l'on me reproche peut-être, c'est d'avoir été nommé directeur-général adjoint début 2018, sur proposition de Carlos Ghosn, à l'unanimité du conseil", a notamment déclaré le dirigeant...

Fausse piste

Dans un secteur plus que jamais à la recherche d'économies d'échelle, Renault avait étudié en juin dernier un possible rapprochement avec Fiat Chrysler. La manoeuvre a finalement échoué pour des raisons politiques et industrielles...
En attendant, Renault a donc abaissé ses prévisions de marché, avec désormais un recul attendu de 4% à l'échelle mondiale contre -3% anticipé jusqu'à présent...

Chez les analystes, l'heure est pour le moment à la prudence après la série de révisions qui a eu lieu la semaine passée. Barclays reste 'en ligne' avec un objectif ramené en légère baisse de 60 à 59 euros.

©2019,

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