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Renault : Nissan plutôt favorable au projet de mariage avec Fiat Chrysler

Renault : Nissan plutôt favorable au projet de mariage avec Fiat Chrysler
Renault : Nissan plutôt favorable au projet de mariage avec Fiat Chrysler
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L 'avis du groupe japonais Nissan, l'allié de longue date de Renault, était très attendu depuis la proposition de mariage faite lundi au constructeur français par le groupe italo-américain Fiat Chrysler Automobile.

Hiroto Saikawa, le directeur général de Nissan, est ainsi sorti du silence mercredi, déclarant qu'il ne voyait pas voir d'aspects négatifs particuliers dans ce projet de fusion. Il a ajouté qu'il revenait aux deux groupes européens de décider de fusionner ou non.

S'exprimant devant la presse à l'issue d'une rencontre entre le constructeur japonais et ses deux partenaires d'alliance, Renault et Mitsubishi, Hiroto Saikawa a ajouté voir des opportunités dans ce projet."Mais, si possible, nous voudrions voir un résultat qui aille également dans le sens de nos intérêts", a-t-il néanmoins souligné.

De son côté, Osamu Masuko, le président de Mitsubishi, a assuré que les partenaires japonais de Renault n'avaient pas été tenus à l'écart par le groupe français de ses discussions avec FCA.

Vers une recomposition de l'actionnariat

Renault (qui détient plus de 43% du capital de Nissan), a annoncé lundi qu'il allait étudier avec intérêt l'ambitieux projet de fusion que lui a présenté Fiat Chrysler Automobile et qui donnerait naissance au troisième constructeur automobile mondial.

L'Etat français, qui détient une participation de 15% dans le groupe Renault, a accueilli l'offre italienne de manière assez favorable. Mais Bercy a posé des conditions sur le maintien d'emplois en France et sur la participation de ce futur géant au projet de consortium européen dans les batteries, a indiqué le ministre de l'Economie Bruno le Maire.

Si l'opération se concrétise, l'Etat français verrait sa part ramenée à environ 7,5% dans le nouvel ensemble, tandis que Nissan (qui possède aussi 15% de Renault mais sans droits de vote) serait lui aussi dilué à 7,5%, tandis que la famille Agnelli, premier actionnaire de Fiat, se situerait autour de 15%. En outre, le vice-président du Conseil italien, Matteo Salvini, a déclaré lundi que l'Etat italien pourrait lui aussi prendre une participation dans le futur ensemble automobile.

Selon des sources citées par l'agence 'Reuters', Nissan (qui a repoussé des ouvertures de Renault en vue d'une fusion), a été pris au dépourvu par les discussions entre le groupe français et FCA, ce qui a fait naître chez le constructeur japonais la crainte d'une marginalisation dans l'alliance.

Le projet intervient alors que Hiroto Saikawa est fragilisé par des mauvaises performances financières de Nissan et que les relations avec Renault se sont tendues depuis la mise à l'écart de Carlos Ghosn, l'architecte de l'alliance Renault-Nissan en 1999.

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