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Renault : le salaire de Carlos Ghosn dans le collimateur...

Renault : le salaire de Carlos Ghosn dans le collimateur...
Renault : le salaire de Carlos Ghosn dans le collimateur...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alors que Renault demande des sacrifices à ses salariés français, les revenus de son patron Carlos Ghosn font grincer des dents... Les syndicats ont ainsi demandé au PDG de Renault et Nissan de réduire sa rémunération, qui a atteint 13 Millions d'Euros en 2012 (9,92 ME chez Nissan et 2,79 ME chez Renault). Et le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici a également demandé hier à M. Ghosn de modérer son salaire : "L'État, aussi actionnaire de Renault, est attentif à la rémunération du premier dirigeant, M. Ghosn", a-t-il ainsi affirmé. Jeudi dernier, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, avait lui aussi jugé qu'il ne serait "pas absurde" de demander cet effort à Carlos Ghosn...

Ce débat intervient alors que les syndicats doivent apporter aujourd'hui leur réponse aux propositions de la direction dans le cadre de leurs négociations sur un accord de compétitivité. La direction a souligné la difficulté de maintenir certains sites ouverts en France si l'accord n'était pas accepté, tout en démentant faire un chantage à la fermeture d'usines.

Hier, les syndicats laissaient entendre qu'avant de s'engager sur des concessions sociales, ils exigeront des garanties en termes de volume de production et d'investissements dans la marque Renault en France... Et ils feront de la question de la rémunération de la direction un élément clé de la discussion.

La CFE-CGC, CGT, FO et la CFDT de Renault ont ainsi demandé hier au management de montrer l'exemple sur la question, via une baisse du salaire de Carlos Ghosn et de son comité exécutif, estimant que la direction ne peut pas demander des efforts importants à tous les salariés sans en faire elle-même. Les discussions risquent aussi d'achopper sur la question des détachements de personnel entre sites (que la direction souhaite rendre obligatoire), ainsi que sur le gel des salaires et sur la durée d'application de l'accord... Dans ces conditions, des sources proches des négociations estiment improbable que la réunion de ce mardi suffise pour parvenir à un accord. Une deuxième, voire une troisième rencontre, devrait être nécessaire avant de conclure un compromis.

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