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Renault : et maintenant ?

Renault : et maintenant ?
Renault : et maintenant ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le titre Renault qui a été victime du retrait surprise de l'offre de fusion de Fiat Chrysler à 30 milliards d'euros en fin de semaine dernière sera encore très suivi ce lundi sur les marchés financiers... Le groupe italo-américain, qui a mis en cause les conditions politiques en France, a pris cette décision alors que l'Etat français avait demandé un report du vote du conseil d'administration de Renault sur le projet afin d'obtenir le soutien de Nissan... "Il est devenu clair que les conditions politiques en France ne sont actuellement pas réunies pour qu'une telle combinaison voie le jour avec succès", a déclaré FCA.

"Essentiel" que Renault et Nissan renforcent leur alliance

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a réaffirmé hier dimanche qu'il était "essentiel" à ses yeux que Renault et Nissan renforcent leur alliance au moment où l'industrie automobile subit l'une des plus importantes mutations de son histoire avec le développement des véhicules électriques et connectés. S'exprimant à l'issue d'une réunion des ministres des Finances du G20 à Fukuoka, dans le sud du Japon, Bruno Le Maire a expliqué que les synergies dégagées par Renault et son partenaire Nissan contribueraient à ce que les deux groupes soient dans le peloton de tête de cette révolution technologique du 21e siècle. "L'objectif de l'Etat français a toujours été depuis le début de renforcer l'alliance entre Renault et Nissan", a-t-il déclaré à la presse. "Il est essentiel, non seulement de préserver, mais de renforcer cette alliance...", a-t-il ajouté en précisant que les modalités de ce renforcement relevaient des dirigeants de Renault et Nissan.

Visite de Bruno Le Maire à Tokyo

"Quand nous regardons ces 20 dernières années, nous voyons que cette qualité de Renault a été renforcée par le partenariat avec Nissan dans le cadre de l'alliance qui a été mise en place il y a 20 ans", a-t-il poursuivi. Dans un entretien accordé samedi à l'AFP, le ministre de l'Economie avait déclaré que l'Etat français était prêt à réduire sa participation de 15% dans le groupe au losange afin de conforter l'alliance avec Nissan....
Bruno Le Maire n'a pas précisé s'il discuterait du sujet de la participation de l'Etat dans Renault avec ses homologues japonais lors de sa visite à Tokyo ce lundi.

"C'est un horizon de long terme. Pour le moment, il est sage de s'en tenir à l'horizon de court et de moyen terme", a-t-il souligné, en précisant que le renforcement de l'alliance était la première étape de court terme avant une éventuelle consolidation ou fusion industrielle, "priorité de moyen terme"..."Il y aura nécessité de consolidation industrielle", a encore dit le ministre. "Ça ne peut être que la deuxième étape après ce renforcement de l'alliance".

"Il va de soi que s'il y a un projet de consolidation et notamment de fusion, il faut que les deux partenaires soient d'accord. C'est un respect de notre part du partenaire japonais, un respect de Nissan, de dire que si nous nous engageons dans cette fusion, dans un projet de consolidation, il est bon que les deux partenaires, Renault comme Nissan soient pleinement associés et engagés...", a-t-il ajouté.
La visite de Bruno Le Maire au Japon intervient dans une période de relations particulièrement tendues entre Renault et Nissan depuis l'arrestation de Carlos Ghosn en novembre dernier au Japon. Le ministre rencontrera à l'occasion de son déplacement au Japon des chefs d'entreprise et des responsables gouvernementaux, dont le ministre des Finances nippon, Taro Aso.

Quid des discussions avec FCA ?

Si l'Etat français a pris acte de la décision soudaine de Fiat en fin de semaine dernière, Gérald Darmanin semblait lui encore croire à un rapprochement entre les deux groupes. Interrogé sur 'franceinfo', le ministre français de l'Action et des Comptes publics a jugé "normal" que le conseil d'administration du constructeur automobile français ait choisi de prendre son temps, ce qui a conduit à un retrait de l'offre de FCA : "L'Etat français a demandé des garanties, il a bien fait", a-t-il dit, évoquant notamment l'importance de "respecter les 49.000 emplois industriels en France" ... "Peut-être que demain, après demain, ou la semaine prochaine on pourra discuter avec ce géant italien, mais c'était normal d'attendre effectivement que ces garanties soient respectées", a-t-il ajouté.

Les discussions "pourraient reprendre dans les prochains temps, on verra bien, je pense qu'il ne faut pas fermer la porte. Il faut continuer à travailler. Il y a une industrie automobile qui doit continuer à se rénover", avait poursuivi le ministre...

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