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Renault : à prendre ou à laisser ?

Renault : à prendre ou à laisser ?
Renault : à prendre ou à laisser ?
Crédit photo © Boursier.com

(Boursier.com) — Fiat Chrysler Automobiles n'entend pas négocier les conditions financières de sa proposition de fusion entre égaux soumise en début de semaine à Renault, selon 'Les Echos'. Pour faire court, la proposition du groupe basé à Turin serait "à prendre ou à laisser, et rapidement !"

Le projet de FCA prévoit la fusion des deux groupes au sein d'une société-mère de droit néerlandais. Après versement aux actionnaires de FCA d'un dividende exceptionnel de 2,5 milliards d'euros, afin de rééquilibrer la valeur des deux parties, chacun recevrait 50% du capital de la nouvelle entité en actions nouvelles.
Outre la préservation des sites industriels français, Paris exige de son côté que la fusion soit réalisée dans le cadre de l'alliance avec le constructeur japonais Nissan et que les intérêts français soient bien représentés dans la gouvernance du nouvel ensemble, même si la participation de l'Etat s'en trouverait diluée de moitié, à 7,5%...

Nombreuses complémentarités

Côté brokers, UBS s'est penché sur le montant des synergies que le rapprochement entre Fiat Chrysler Automobiles et Renault-Nissan pourrait générer et l'impact de celles-ci pour la valorisation de la firme au losange...
Le bureau de recherche helvète, qui reste "neutre" sur le titre Renault avec un objectif de cours inchangé à 58 euros, voit de nombreuses complémentarités entre les deux groupes, en termes de savoir-faire (voitures électriques pour Renault, activité NA pour Fiat) ou de débouchés géographiques (Russie pour Renault, Amérique Latine pour Fiat).

Prudence à court terme

UBS pense aussi que le montant avancé dans la proposition de fusion de FCA, soit 5 milliards d'euros annuels 6 ans après le 'deal', pourrait s'avérer timoré car aucune fermeture d'usine n'est comptabilisée... Mais en prenant en compte le risque d'exécution, UBS pense que le marché devrait valoriser les synergies seulement entre 14 et 19 euros par action pour Renault.
En attendant que le mariage soit consommé, le courtier reste prudent sur le constructeur tricolore alors que le 1er semestre 2019 s'annonce difficile pour la branche automobile, avant une embellie attendue en fin d'année grâce aux lancements de nouveaux modèles. Pour l'ensemble de 2019, UBS anticipe une légère érosion de la marge opérationnelle, à 6,1%.

Le titre Renault rechute de plus de 4% ce vendredi à 54 euros.

©2019,

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