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Renault (-3,5%) face à un "motorgate", une action collective en vue

Renault (-3,5%) face à un "motorgate", une action collective en vue
Renault (-3,5%) face à un 'motorgate', une action collective en vue
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L 'action Renault a chuté mercredi de 3,5% à 32,40 euros à la Bourse de Paris, portant à 5,3% son recul sur trois séances. Le constructeur automobile est victime de la menace d'une action collective contre le groupe au nom d'automobilistes victimes de défaillances de moteurs sur leurs véhicules de marques Renault, Nissan et Dacia.

Selon le 'Journal du Dimanche', une action collective devait être déposée à l'initiative de l'avocat Me Christophe Lèguevaques, qui réclame un rappel général des véhicules concernés par ce "motorgate".

Au total, 400.000 voitures ont été équipées du moteur potentiellement défaillant (essence 1.2 TCe) entre 2012 et 2016. Ces moteurs ont été installés dans les Clio 4, Mégane 3, Kadjar et Kangoo 2 chez Renault, mais aussi dans les Duster, Dokker et Lodgy chez Dacia, dans les Juke et Qashqai 2 chez Nissan et même dans les Citan chez Mercedes.

Selon les plaignants, un défaut de construction aurait entraîné de nombreux cas de casses moteur. Ils accusent les trois constructeurs d'avoir été conscients de ces problèmes, mais d'avoir refusé de rappeler les véhicules concernés.

Surconsommation d'huile et brutal ralentissement

Après environ 50.000 kilomètres, les conducteurs victimes de ces pannes ont subi des dégâts moteurs majeurs, précédés par une surconsommation d'huile et par une perte de puissance. "Tout à coup, le Duster se met à décélérer complètement. En moins d'une minute, on se retrouve immobilisé sur la bande d'arrêt d'urgence", raconte notamment une automobiliste citée mardi sur la chaîne 'TF1'.

L'association UFC-Que Choisir avait été la première à révéler l'affaire, dès mai 2019, décrivant un parcours du combattant vécu par les victimes de panne moteur auprès de Renault et de Nissan, qui ont géré les dégâts au cas par cas, avec des indemnisations variables et insuffisantes.

Me Lèguevaques espère que l'action collective conjointe contraindra Renault à faire un rappel massif de véhicules concernés. De son côté, Renault a assuré que "90% des clients" ont été pris en charge. Un groupe Facebook nommé "Casse moteur Renault/Nissan" a été créé et rassemble plus de 4.000 membres, ce qui ne représenterait "que le sommet de l'iceberg", selon l'avocat.

Christophe Lèguevaques est connu pour avoir défendu les victimes des ­affaires AZF, Lévothyrox et ­chlordécone aux Antilles, et se laisse encore deux mois pour recueillir de nouveaux témoignages.

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