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Cotation du 06/12/2019 à 17h36 Publicis +1,55% 40,090€
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Publicis plonge après son 'warning' !

Publicis plonge après son 'warning' !
Publicis plonge après son 'warning' !
Crédit photo © Jacky Naegelen / Reuters

(Boursier.com) — Publicis voit rouge ce matin, décrochant de 13,5% à 36,8 euros au lendemain d'un nouvel avertissement. Société Générale a promptement dégradé le dossier d''acheter' à 'conserver' avec un objectif fixé à 45 euros contre 67 auparavant. Goldman Sachs a réduit sa cible à 43 euros, contre 50 euros auparavant (opinion neutre). Macquarie a dégradé à 'conserver' avec un objectif de 40 euros, contre un avis positif et une cible de 60 euros précédemment. Barclays, à 'pondération en ligne', a ajusté la mire de 50 à 47 euros. Credit Suisse, neutre, vise de son côté 52 euros, tandis que Liberum est à 'conserver' en ne visant plus que 40 euros.

Publicis a annoncé un revenu net publié du T3 en hausse de +17,3%, mais sa croissance organique ressort négative de -2,7%. Les nouvelles prévisions de croissance organique font ressortir une estimation d'environ -2,5% attendus en 2019. Le groupe confirme en revanche un taux de marge opérationnelle de 17,3% (+30 points de base) et une croissance du BNPA attendue à 5% pour 2019. Publicis évoque en outre la forte dynamique du new business au T3 et la priorité à la mise en oeuvre de la stratégie.

Le revenu net de Publicis Groupe pour le 3ème trimestre est de 2,577 MdsE, en croissance de 17,3%. Les effets de la variation des taux de change ont un impact positif de 65 millions d'euros. Les acquisitions (nettes de cessions) ont eu une contribution positive sur le revenu net à hauteur de 376 millions d'euros, reflétant l'acquisition d'Epsilon (closing le 1er juillet 2019) partiellement compensée par les cessions de PHS et de Proximedia. Publicis enregistre une décroissance organique de -2,7% au troisième trimestre, en dessous des estimations internes, particulièrement sur le mois de septembre. Le groupe continue de subir les coupes de budgets de quelques clients dans la publicité traditionnelle, un impact plus important qu'anticipé en juillet. Par ailleurs, la performance des activités media n'a pas été aussi bonne qu'attendue, face à des bases de comparaison élevées. Au troisième trimestre 2018, la croissance organique était quasiment à deux chiffres, alimentée par des gains aux Etats-Unis qui ont été annualisés ce trimestre. A l'inverse, au troisième trimestre 2019, FCA et GSK ont continué à monter en puissance, comme anticipé. Mais cela n'a pas suffi à compenser les pertes enregistrées depuis le troisième trimestre 2018.

Enfin, comme annoncé en début d'année, Publicis Sapient aux Etats-Unis a entrepris un repositionnement des services de marketing digital vers la transformation digitale des entreprises organisée par 'industry vertical'. Ceci est le reflet de l'organisation actuelle de Publicis Sapient à l'international qui délivre déjà une forte croissance. Ce mouvement chez Publicis Sapient U.S. a un impact négatif sur la croissance à court terme en passant de missions digitales en mode projet, à des missions de transformation digitale des entreprises sur longue période. Pour le moment, la croissance des activités de transformation digitale des entreprises aux Etats-Unis n'a pas été suffisante pour compenser le déclin des missions et des projets de court-terme, ce qui explique la croissance négative au troisième trimestre.

Le revenu net de Publicis Groupe pour les neuf premiers mois de l'année est de 6,93 MdsE, en croissance de 7%. La croissance organique est négative de 1,4%.

L'endettement financier net s'établit à 5,04 MdsE au 30 septembre 2019 à comparer à une situation de trésorerie nette positive de 288 ME au 31 décembre 2018. La dette nette moyenne du groupe à fin septembre 2019 s'élève à 1,72 MdE contre 1,41 MdE sur cette même période en 2018.

"Notre croissance organique décevante au troisième trimestre reflète à la fois les défis bien identifiés de notre secteur et l'impact important de la transition que nous connaissons", commente le groupe.

Le groupe estime que ces effets négatifs continueront de peser sur la croissance à court terme. Cela le conduit à adopter une approche prudente et à réviser ses objectifs de croissance organique pour les trimestres à venir. "Pour 2019, nous prévoyons désormais que le revenu net organique diminuera d'environ 2,5%. Pour 2020, la croissance organique devrait se situer entre -2% si les tendances actuelles persistent, et +1%. Nous sommes en mesure de confirmer le maintien de ratios financiers solides. Nous devrions augmenter notre taux de marge opérationnelle de 30 points de base en 2019 pour atteindre 17,3% (hors coûts de transaction liés à l'acquisition d'Epsilon), en intégrant l'effet positif de la contribution d'Epsilon au second semestre. Nous sommes également confiants dans notre capacité à maintenir une marge opérationnelle normative d'environ 17% pour les années à venir", relativise le groupe.

Publicis prévoit des investissements à hauteur d'environ 250 millions d'euros en 2019, puis 300 millions d'euros par an à partir de 2020, en prenant en compte la consolidation d'Epsilon en année pleine. Ce niveau, combiné à une marge normative d'environ 17%, "confirme la capacité du groupe à maintenir un niveau élevé de génération de trésorerie". Cela permettrait au groupe de se désendetter complètement en 4 années comme anticipé, estime encore Publicis. "Enfin, nous confirmons notre objectif de croissance du BNPA (en ligne avec le bas de la fourchette précédemment communiquée) de 5% en 2019 (à taux de change constants, 'hors BEAT tax')", conclut Publicis.

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