Cotation du 02/08/2021 à 17h35 Publicis +0,26% 53,360€
  • PUB - FR0000130577
  • SRD
  • PEA
  •   PEA-PME
  • Consensus Renforcer
  • + Ajouter à : Mes portefeuilles | Mes Listes

Publicis annonce un résultat net courant part du groupe de 1.034 ME

Publicis annonce un résultat net courant part du groupe de 1.034 ME
Publicis annonce un résultat net courant part du groupe de 1.034 ME
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le Conseil de surveillance de Publicis Groupe, réuni le 2 février 2021 sous la présidence de Monsieur Maurice Lévy, a examiné les résultats annuels 2020, présentés par Monsieur Arthur Sadoun, Président du Directoire.
Le revenu net de Publicis Groupe en 2020 est de 9.712 millions d'euros, en baisse de 0,9% par rapport à 9.800 millions d'euros en 2019. Les variations de taux de change ont un effet négatif de 219 millions d'euros. Les acquisitions (nettes de cessions) ont contribué pour 729 millions d'euros sur le revenu net, la majeure partie étant liée à l'acquisition d'Epsilon.

L'année 2020 a été dans son ensemble impactée par les effets de la pandémie du Covid-19, qui s'est étendue à partir du mois de mars. Grâce à sa transformation, le Groupe a enregistré une performance résiliente, avec une croissance organique de -6,3%, qui a été notamment portée par ses activités aux Etats-Unis (croissance organique de -2%). La pandémie a commencé à avoir un impact à la fin du premier trimestre, ce qui a entraîné un point bas en terme de croissance organique au deuxième trimestre (-13%) à la suite des mesures de confinement mises en place par les gouvernements dans différentes zones géographiques. La croissance organique s'est ensuite établie à -5,6% puis -3,9% aux troisième et quatrième trimestres respectivement. L'activité a ainsi continué à être affectée par la crise, tout en témoignant cependant d'une amélioration. Tout au long de l'année, les investissements de longue date du Groupe dans la data et la technologie, son organisation pays et sa plateforme Marcel lui ont permis de contenir la baisse du revenu liée à la crise, en capturant l'évolution des dépenses de ses clients vers les canaux digitaux, le e-commerce et le direct-to-consumer.

Le revenu net de Publicis Groupe pour le 4ème trimestre 2020 est de 2.595 millions d'euros et se compare à 2 871 millions d'euros en 2019, en baisse de 9,6%. Les variations de taux de change ont eu un effet négatif de 156 millions d'euros. Les acquisitions (nettes de cessions) ont eu un impact négatif de 13 millions d'euros sur le revenu net du 4ème trimestre 2020.
La croissance organique est de -3,9% au 4ème trimestre 2020.

L'EBITDA s'établit à 2.158 millions d'euros en 2020, contre 2 245 millions d'euros en 2019, soit une baisse de 3,9%. L'impact du plan de réduction de coûts annoncé en avril s'est établi à 467 millions d'euros sur l'année, sur une base de coûts comparable et hors coûts d'acquisition d'Epsilon. Le taux de marge EBITDA ressort à 22,2% du revenu net (22,9% en 2019).

La marge opérationnelle s'élève à 1.558 millions d'euros au 31 décembre 2020, en baisse de 6,1% par rapport au 31 décembre 2019. Le taux de marge opérationnelle ressort ainsi à 16%, en baisse de 90 points de base par rapport à 16,9% en 2019. En excluant les coûts d'acquisition d'Epsilon en 2019, le taux de marge opérationnelle est en baisse de 130 points de base. Ceci résulte de la baisse de la croissance organique du Groupe, engendrée par la crise du Covid-19, toutefois partiellement compensée par une réduction de 5,4% de la base de coûts en comparable et à taux de change constants.
Les taux de marge opérationnelle par grande zone géographique reflètent les défis auxquels ont été confrontées les régions dans le contexte de pandémie mondiale en 2020. Les taux de marge opérationnelle s'élèvent à 10,2% pour l'Europe, 18,6% pour l'Amérique du Nord, 18,2% pour l'Asie-Pacifique, 10,4% pour l'Amérique Latine et 5,8% pour la région Afrique/Moyen-Orient.

Le résultat opérationnel s'élève à 983 millions d'euros sur l'année, contre 1.267 millions d'euros en 2019.
Le résultat financier, composé du coût de l'endettement financier net et d'autres charges et produits financiers, est une charge de 198 millions d'euros en 2020, contre une charge de 91 million d'euros l'année dernière. La charge (nette de produits) sur l'endettement financier net est de 103 millions d'euros sur l'année, incluant 143 millions d'euros d'intérêts sur la dette nette. En 2019, l'endettement financier net avait généré une charge nette de 25 millions d'euros. Les autres charges et produits financiers représentent une charge de 95 millions d'euros, et comprennent notamment 77 millions d'euros d'intérêts sur les obligations locatives et 16 millions d'euros de coûts liés au débouclement anticipé de swaps croisés de taux-devises. Les autres charges et produits financiers représentaient une charge de 66 millions d'euros au 31 décembre 2019, incluant une charge de 70 millions d'euros d'intérêts sur les obligations locatives.
La réévaluation des earn-outs se traduit par une charge de 17 millions d'euros à comparer à une charge de 22 millions d'euros en 2019.

La charge d'impôt est de 196 millions d'euros au 31 décembre 2020, correspondant à un taux d'impôt effectif sur l'année de 24,7%, contre 305 millions d'euros l'année dernière, qui correspondait à un taux d'impôt effectif sur l'année de 25,0%.
La quote-part dans le résultat des sociétés mises en équivalence est une perte de 1 million d'euros sur l'année, à comparer à une perte de 5 millions d'euros l'année précédente. La part des intérêts minoritaires dans le résultat du Groupe est un produit de 5 millions d'euros au 31 décembre 2020 contre une perte de 3 millions d'euros au 31 décembre 2019.
Au total, le résultat net courant part du groupe est de 1.034 ME. Le résultat net part du groupe s'inscrit à 576 millions d'euros en 2020, contre 841 millions d'euros en 2019.

Le free cash-flow du Groupe, avant variation du besoin en fonds de roulement, est en baisse de 5%, à 1.190 millions d'euros par rapport à 2019. Les intérêts financiers incluent notamment les intérêts relatifs à la dette d'acquisition d'Epsilon. Les impôts payés sont de 293 millions d'euros, en baisse comparé à 349 millions d'euros en 2019. Les investissements nets en immobilisations sont en baisse de 70 millions d'euros. Le Groupe a été très sélectif dans sa politique d'investissement, favorisant les dépenses informatiques, notamment dans le cadre des initiatives de travail à distance prises en 2020.

L'endettement financier net s'établit à 833 millions d'euros au 31 décembre 2020, à comparer à 2.713 millions d'euros au 31 décembre 2019. La dette nette moyenne du Groupe sur l'année s'élève à 3.286 millions d'euros contre 2.375 millions d'euros en 2019. L'augmentation de la dette nette moyenne du Groupe résulte principalement de l'acquisition d'Epsilon pour un montant de 4,5 milliards de dollars le 1er juillet 2019.

CHANGEMENT AU DIRECTOIRE

Le 25 novembre 2020, Publicis Groupe a annoncé la nomination de Michel-Alain Proch en tant que Directeur financier du Groupe, membre du Directoire en remplacement de Jean-Michel Etienne.
Michel-Alain Proch a rejoint le Groupe le 18 janvier 2021 et reprendra les fonctions opérationnelles de Directeur financier dans l'ensemble du périmètre de Jean-Michel Etienne après l'arrêté et la présentation des comptes de l'exercice 2020 le 3 février.
Jean-Michel Etienne restera dans le Groupe jusqu'à l'été 2021, en qualité de Conseiller spécial du Président du Directoire et supervisera des services centraux et notamment Re:Sources.
Michel-Alain Proch a 25 années d'expérience en finance, stratégie, intégration et transformation acquises au sein de grands groupes technologiques. Il a été nommé Directeur financier d'Ingenico en février 2019 jusqu'à l'acquisition de la société par Worldline en novembre 2020 et a conseillé depuis son Président-Directeur Général pour l'intégration des deux sociétés. Il a précédemment occupé le poste de Vice-président exécutif senior et Directeur de la stratégie digitale du groupe Atos en 2018 après avoir dirigé les opérations du Groupe en Amérique du Nord de 2015 à 2017. En tant que Vice-président exécutif et Directeur financier d'Atos, de 2007 à 2015, il a mené plusieurs opérations d'acquisitions majeures et copiloté avec succès l'introduction en bourse de Worldline. Il a été membre du Conseil d'administration de Worldline jusqu'en 2016. Il avait auparavant occupé des fonctions de direction chez Hermès en France et aux Etats-Unis pendant 8 ans. Il a commencé sa carrière en tant que consultant chez Deloitte & Touche en France et au Royaume-Uni.

PERSPECTIVES

"La transformation du Groupe lui a permis de faire face à la crise en 2020. Elle lui permet également d'être bien positionné pour aider ses clients à gagner dans un monde de plateformes et ainsi d'enregistrer de bonnes performances au sein de l'industrie. Mais la crise n'a pas pris fin avec l'année 2020, et l'incertitude causée par le virus continuera à dominer le quotidien" commente la direction.
"Le contexte actuel ne nous permet pas de fournir des indications sur la croissance organique annuelle 2021 pour le moment. Compte tenu d'une base de comparaison relativement élevée, le Groupe anticipe un premier trimestre négatif. Le deuxième trimestre devrait renouer avec la croissance, portée par une base favorable.
Pour 2021, le Groupe anticipe une amélioration de son taux de marge opérationnelle jusqu'à 50 points de base, consolidant ainsi la bonne performance réalisée en 2020. Le Groupe poursuivra sa discipline sur les coûts. Cela lui permettra, combiné à son organisation pays, de s'adapter à l'évolution de la situation, comme cela a été le cas en 2020, et d'investir ainsi dans ses talents.
Le Free cash flow avant variation du besoin en fonds de roulement devrait être d'environ 1,2 milliard d'euros en 2021, contribuant ainsi au désendettement du Groupe.
Le Groupe actualisera ses indications lorsque la visibilité sera plus grande sur l'évolution de la situation sanitaire en juillet".

Arthur Sadoun, Président du Directoire de Publicis Groupe a déclaré : "En 2020, dans un contexte difficile, Publicis enregistre une performance solide grâce à sa transformation.
Nos investissements de long terme dans la data et la technologie, notre modèle-pays et notre plateforme Marcel, nous ont permis de bien résister dans cette année de crises multiples, en limitant la baisse de nos revenus et en maintenant les meilleurs indicateurs financiers de l'industrie. Nous surperformons le marché avec une croissance publiée de -0,9% et une croissance organique de -6,3% pour l'année. Au quatrième trimestre, nous sommes au-dessus de nos attentes et de celles du marché avec une croissance organique de -3,9%. Ces résultats reflètent notre capacité à capturer l'évolution des investissements de nos clients vers les canaux digitaux, l'e-commerce et le direct-to-consumer, qui s'est encore accélérée cette année. Ceci est particulièrement notable aux États-Unis, où Epsilon est en hausse de 5,5% au quatrième trimestre, ce qui permet à notre principal pays de renouer avec une croissance organique légèrement positive. Cela a aussi été le cas pour Publicis Sapient.
En 2020, nous avons également gagné des parts de marché. Le revenu net sur nos 200 plus grands clients progresse de 1,8%, et nous enregistrons des gains de nouveaux contrats tels que Kraft-Heinz, Reckitt Benckiser, Pfizer, Visa, L'Oréal en Chine, TikTok et Sephora.
Enfin, nous publions à nouveau les meilleurs ratios financiers de notre industrie avec un taux de marge de 16% et un free cash-flow de près de 1,2 milliard d'euros. Ceci en réduisant notre dette de manière significative à environ 800 millions d'euros à la fin de l'année.
Compte tenu de ces résultats solides, nous proposerons un dividende de 2 euros à la prochaine Assemblée générale en mai, soit légèrement inférieur à son niveau pré-pandémie, pour un taux de distribution de 46,8%.
Il est important de noter que cette performance a été atteinte alors même que nous avons décidé de ne faire appel à aucune aide de l'Etat français.
Dès le début de la crise, quand nous avons réalisé à quel point cette pandémie serait dévastatrice, nous avons agi rapidement pour nous y adapter. Cela s'est traduit par des baisses volontaires de salaire de la part d'environ 6 000 de nos managers et la mise en place de nouveaux objectifs pour le reste de l'année. Grâce à la performance collective de nos équipes, d'autant plus remarquable dans cette période difficile, nous avons été en mesure de publier des résultats au dessus de la moyenne de l'industrie. Ceci nous permet à la fois de rembourser les baisses de salaire et d'augmenter l'enveloppe des rémunérations variables.
Je souhaite remercier toutes nos équipes pour leurs efforts extraordinaires et nos clients pour leur confiance et leur collaboration.
Il est maintenant évident que la crise ne s'est pas terminée avec l'année 2020. Le monde va continuer à subir les conséquences sociales et économiques de la pandémie. Nous abordons donc cette année avec le même esprit combatif que celui qui nous a animé ces derniers mois. Nous allons redoubler d'efforts pour continuer à prendre soin de la santé physique et mentale de nos collaborateurs, aider nos clients à gagner dans un monde dominé par les plateformes et accroître encore notre efficacité.
Notre transformation nous a permis de bien résister dans la tempête l'année dernière. Nous sommes lucides sur les challenges à venir, mais grâce à nos actifs, notre modèle, nos équipes et nos clients, nous sommes confiants quant à notre capacité à sortir renforcés de cette crise."

©2021

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !