»
»
»
Consultation
Cotation du 23/02/2018 à 17h36 Bouygues -0,88% 42,840€

Pour le Crédit Suisse, la construction, c'est du béton

Pour le Crédit Suisse, la construction, c'est du béton
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le Crédit Suisse recommande chaudement à ses clients d'être surexposés sur les sociétés cotées des domaines de la construction et des infrastructures, qui bénéficient actuellement de perspectives positives et de valorisations intéressantes.

Le bureau d'études a plusieurs arguments en faveur à l'appui de son analyse. D'abord, le secteur est encore relativement atone, comme le montre la proportion de la construction dans le PIB de la zone euro, qui se situe à un plus bas de 20 ans. Ensuite, l'investissement public dans les infrastructures est appelé à se redresser, alors qu'il affiche actuellement dans les pays de l'OCDE un niveau inférieur d'environ 30% à sa moyenne historique, l'une des nombreuses conséquences de la crise financière. Le décalage entre la croissance envisagée et la part théorique nécessaire de l'investissement dans les infrastructures plaide pour une remontée. Dans plusieurs pays, les engagements sur les infrastructures dominent le débat politique, au Royaume-Uni et en Allemagne en Europe. Mais c'est aussi le cas en Amérique du Nord et en Asie. Le secteur pourrait en outre bénéficier d'un coup de pouce lors de la prochaine récession : la banque suisse estime que les banques centrales pourraient mettre l'accent sur le financement des investissements en infrastructures, en dépit de leur indépendance théorique. La Banque d'Angleterre, la Banque centrale européenne et la Banque du Japon pourrait ainsi être tentées par cette approche dans le cadre d'un programme de soutien. Parmi les autres facteurs qui plaident en faveur d'un investissement dans la construction et les infrastructures, le bureau d'études cite également un cycle résidentiel particulièrement solide, qui devrait contribuer à entraîner les prix européens de l'immobilier à la hausse, tandis par ailleurs que la construction est un secteur qui est relativement à l'abri des ruptures technologiques, et qui pourrait même en profiter compte tenu des déplacements de travailleurs qu'elles induisent.

Les pays avec les besoins les plus élevés et la meilleure capacité de les financer sont en Europe l'Italie et l'Allemagne. Pour jouer cette situation, le Crédit Suisse cite un certain nombre d'actions, dont les françaises Vinci et Schneider. Il surpondère également les cimentiers et les concessionnaires, ainsi que le secteur minier, qui devrait bénéficier de la situation par ricochet. Outre Vinci et Schneider, les actions françaises potentiellement concernées par la vigueur du marché de la construction et des infrastructures sont Bouygues, Eiffage, Legrand, LafargeHolcim et Eurotunnel dans l'univers de couverture du Crédit Suisse. On pourrait ajouter des entreprises comme Imerys, Samse, Herige ou ADP.

©2017-2018,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Pour le Crédit Suisse, la construction, c'est du béton

Partenaires de Boursier.com