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Orange : 3 ans de prison requis contre Stéphane Richard au procès Tapie !

Orange : 3 ans de prison requis contre Stéphane Richard au procès Tapie !
Orange : 3 ans de prison requis contre Stéphane Richard au procès Tapie !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Trois ans de prison dont 18 mois avec sursis : telle est la peine requise lundi contre le PDG d'Orange, Stéphane Richard, dans le procès de l'arbitrage contesté en faveur de Bernard Tapie dans son contentieux avec le Crédit Lyonnais. Le ministère public a aussi réclamé 5 ans de prison ferme contre Bernard Tapie.

Stéphane Richard, qui était directeur de cabinet de la ministre de l'Economie et des Finances de l'époque, Christine Lagarde, est jugé pour complicité. Le ministère public a également requis contre lui une interdiction d'exercer dans la fonction publique pendant cinq ans, ainsi qu'une amende de 100.000 euros.

Le jugement n'est pas attendu avant plusieurs semaines.

Il est reproché à Stéphane Richard d'avoir facilité l'arbitrage, "agi délibérément et de manière systématique et clandestine dans le sens des intérêts" de Bernard Tapie, dissimulé à Christine Lagarde "des éléments factuels essentiels" et écarté les avis défavorables de l'Agence des participations de l'Etat (APE).

404 millions d'euros, dont 45 millions pour préjudice moral

Durant le procès, Stéphane Richard a réfuté ces accusations, affirmant n'avoir fait "que (son) travail" de directeur de cabinet et n'avoir joué qu'un rôle secondaire dans la décision de recourir à un arbitrage, qui avait selon lui le soutien politique du pouvoir exécutif de l'époque.

Bernard Tapie et son ex-avocat Maurice Lantourne sont accusés d'avoir obtenu frauduleusement cet arbitrage en 2008 en collusion avec un des trois arbitres, Pierre Estoup, 92 ans. Jugés depuis le 11 mars pour escroquerie et détournement de fonds publics ou complicité, les trois nient toute malversation.

Cet arbitrage controversé avait permis à l'homme d'affaires, qui estime avoir été floué par le Crédit Lyonnais lors de la vente du fabricant d'équipements de sports Adidas en 1993, d'obtenir 404 millions d'euros, dont 45 ME pour préjudice moral. Depuis, l'arbitrage a été annulé, au terme de plusieurs recours en justice, par la Cour de cassation.

©2019,

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