Accueil
»
Bourse
»
Actions Paris
»
Actualités
»
Consultation
Cotation du 03/08/2020 à 17h39 Natixis +1,07% 2,077€

Natixis : premier trimestre dans le rouge

Natixis : premier trimestre dans le rouge
Natixis : premier trimestre dans le rouge
Crédit photo © Bobby Yip / Reuters

(Boursier.com) — Natixis a publié une perte nette de 204 millions d'euros au premier trimestre 2020, après avoir accusé une moins-value sur la cession de ses parts dans Coface. Le groupe a par ailleurs porté à 193 ME son coût du risque afin de faire face notamment à son exposition dans le secteur de l'énergie.
Rappelons que Natixis a cédé en février dernier les 29,5% qu'il détenait encore au capital de Coface au groupe américain Arch Capital, pour un montant d'environ 480 ME, laissant une moins-value estimée à 112 ME.
Hors cette moins-value, la perte nette de Natixis ressort à 87 ME, tandis que le résultat brut d'exploitation a chuté de 57% au premier trimestre marqué par la crise du sanitaire.
Le produit net bancaire a reculé de 11% sur la période, à 1,75 milliard d'euros, pénalisé par les mouvements de marché en mars en raison de la crise sanitaire. Les revenus ont aussi pâti à hauteur de 130 ME des activités de la banque sur les dérivés actions liés aux dividendes.

La banque a augmenté sensiblement ses provisions sur le secteur du pétrole et gaz, sur lequel elle était exposée à un risque de défaut à hauteur de 10,1 milliards d'euros fin mars. Son exposition atteint ainsi 2,5 milliards d'euros, dont 1,1 milliard aux Etats-Unis, sur les producteurs pétroliers indépendants et les sociétés de services vulnérables à la chute brutale des cours du pétrole.

"Un test de sensibilité sur le coût du risque a été conduit avec un scénario macroéconomique sévère. Ce dernier ferait notamment état d'une baisse du PIB français de 9% en 2020", indique la direction. "Dans un tel scénario, sur le reste de l'année 2020, le coût du risque pourrait être en ligne avec celui du premier trimestre 2020 ou modérément supérieur", indique l'établissement.

"Dans un contexte aussi incertain, il nous a paru préférable de repousser l'annonce de notre prochain plan stratégique à l'horizon de la fin 2021", a commenté le directeur général du groupe, François Riahi, tandis que l'établissement a annoncé l'abandon de ses objectifs 2020.

François Riahi poursuit : "Depuis le début de la crise du COVID-19, nos collaborateurs ont été fortement engagés dans le soutien de nos clients et de l'économie réelle, tout en continuant à travailler de façon très performante grâce à l'avance que nous avions prise en matière de travail à distance puisque nous avons été à tout moment en capacité de fonctionner de manière très satisfaisante. Je salue cet engagement et le professionnalisme de nos équipes qui ont d'ailleurs été remarqués par nos clients.
Malgré la crise, les revenus opérationnels et les charges de nos métiers sont stables par rapport à l'an dernier. En matière de gestion d'actifs et de fortune, les fortes baisses sur les marchés financiers ont réduit nos actifs sous gestion et nous ont amenés à marquer notre portefeuille de seed money, mais la décollecte est limitée et le taux de commissions est stable, ce qui démontre la pertinence du modèle multiboutique offert à nos clients. En Banque de grande clientèle, nous avons enregistré des résultats solides en fixed income, en investment banking et dans les fusions-acquisitions, tandis que d'autres activités ont été affectées négativement par l'environnement, à savoir les financements et les dérivés actions, dans un contexte inédit sur les marchés actions. L'assurance et les paiements ont tous deux enregistré un trimestre solide, marqué par une augmentation des revenus et des bénéfices, et les fondamentaux de ces deux métiers restent solides, même si les mesures de confinement réduisent leur activité à court terme.
Nos résultats au premier trimestre 2020 ont été caractérisés par un environnement sans précédent et donnent lieu à des mises au marché d'actifs et de passifs dans le cadre des règles IFRS, réversibles en fonction des évolutions de marché, qui ont un impact important dans nos comptes. Malgré ces éléments, notre capacité bénéficiaire demeure positive lorsqu'on prend en compte l'impact exceptionnel de la cession de près de 30% du capital de la Coface à un prix pré-crise et qu'on lisse sur l'année les taxes et contributions réglementaires versées au premier trimestre de chaque année.
Ces résultats témoignent donc de la robustesse de notre business model diversifié et nous bénéficions de nos solides positions en termes de capital et de liquidité. Le ratio CET1 de Natixis dépasse largement les exigences réglementaires et notre liquidité est assurée grâce à notre plateforme de financement conjointe avec BPCE. Les mesures annoncées par la BCE nous permettent également de réduire notre cible de solvabilité de 100 pb à 10,2%, et ce, pour la période 2020-2021. C'est sur la base de ce nouveau ratio que sera évaluée notre situation d'excédent de capital au travers de ces deux exercices.
La crise actuelle liée au COVID-19 est forte et ses conséquences économiques de moyen terme encore empreintes de nombreuses incertitudes. Dans un contexte aussi incertain, il nous a paru préférable de repousser l'annonce de notre prochain plan stratégique à l'horizon de la fin 2021. Entre-temps, nous continuerons à mettre l'accent sur la création de valeur pour nos actionnaires en générant des revenus diversifiés, en réduisant davantage nos coûts de fonctionnement, en continuant à nous transformer en permanence, et surtout, en continuant à servir nos clients dans un moment où ils ont particulièrement besoin d'accompagnement et de conseil."

©2020,

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !