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Mariage Renault-Fiat Chrysler : encore un peu de patience ...

Mariage Renault-Fiat Chrysler : encore un peu de patience ...
Mariage Renault-Fiat Chrysler : encore un peu de patience ...
Crédit photo © Renault

(Boursier.com) — Les administrateurs de Renault, réunis mardi au siège du constructeur automobile français à Boulogne-Billancourt, se sont donné 24 heures supplémentaires pour décider de leur réponse à l'offre de rapprochement formulée le 27 mai dernier par Fiat Chrysler Automobiles.

Pour l'instant, aucune décision n'a donc été prise, et le conseil du constructeur français se réunira à nouveau mercredi "en fin de journée", a indiqué mardi soir Renault. Le conseil continuera d'étudier "avec intérêt" la proposition de fusion "entre égaux", faite par le groupe italo-américain, a précisé le groupe dans un bref communiqué.

Selon l'agence 'Reuters', FCA aurait amélioré son offre de fusion ces derniers jours pour donner des gages à Renault et à l'Etat français, actionnaire à 15% du constructeur français. Des discussions auraient eu lieu avant la réunion, dans la nuit du 3 au 4 juin, pour désamorcer les derniers points de friction. L'Etat français aurait obtenu davantage de poids dans la gouvernance du nouvel ensemble, et un droit de veto dans les futures nominations de dirigeants.

L'Etat français pose ses conditions

D'après plusieurs sources, les Français auraient notamment obtenu que le siège opérationnel du groupe soit situé à Paris. L'actuel président de FCA, John Elkann, petit-fils de l'emblématique président de Fiat Gianni Agnelli, serait pressenti pour présider la nouvelle entité, tandis que Jean-Dominique Senard, le président de Renault, assurerait la direction exécutive.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait apporté la semaine dernière un soutien de principe du gouvernement français au projet, sous réserve de quatre conditions : zéro fermeture d'usine en France, respect de l'alliance avec Nissan, une gouvernance respectant les intérêts français et la participation du nouvel ensemble au projet d'"Airbus des batteries" pour véhicules électriques.

Le "oui, mais..." du patron de Nissan

Outre l'Etat français, actionnaire à 15% de Renault, les discussions sont aussi intenses avec le japonais Nissan qui possède lui aussi de 15% du capital du groupe français (sans droits de vote, toutefois) et dispose de 2 représentants au conseil.

Le patron de Nissan, Hiroto Saikawa, avait affirmé lundi ne pas être opposé au mariage avec FCA, tout en estimant qu'il nécessiterait de "revoir fondamentalement" le partenariat franco-japonais.

"Je crois que l'ajout potentiel de FCA en tant que nouveau membre de l'Alliance pourrait élargir le terrain de jeu pour la collaboration et créer de nouvelles opportunités de synergies supplémentaires" avait écrit le patron de Nissan avant d'ajouter que "cela dit, la proposition actuellement à l'étude est une fusion complète qui, si elle était réalisée, modifierait considérablement la structure de notre partenaire Renault. Cela nécessiterait une révision fondamentale de la relation existante entre Nissan et Renault"...

Des conditions financières à améliorer ?

Lundi, des sources cités par 'Reuters' avaient également évoqué une possible amélioration des conditions financières de l'offre de FCA, afin de convaincre le gouvernement français d'accepter l'offre. FCA proposerait ainsi de verser aux actionnaires de Renault un dividende exceptionnel, tandis que sur le plan social, il offrirait des garanties supplémentaires sur l'emploi en France.

De son côté, le fonds activiste Ciam, qui se dit actionnaire de Renault, a exprimé lundi son opposition au projet de fusion avec FCA, qui sous-valorise selon lui le groupe français. "Cette opération profite bien plus à Fiat Chrysler Automobiles qu'à Renault, tant d'un point de vue industriel que d'un point de vue financier", affirme notamment Ciam.

"Nous nous étonnons donc du manque de prime associée à ce rachat et nous nous opposerons donc fermement à cette prise de contrôle opportuniste qui non seulement sous-valorise Renault, mais en plus ne propose aucune prime de contrôle, si les parités restent celles prévues", a écrit Catherine Berjal, présidente de Ciam, dans une lettre adressée aux administrateurs du groupe au losange.

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