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Lufthansa flambe, Bruxelles autorise le plan de sauvetage

Lufthansa flambe, Bruxelles autorise le plan de sauvetage
Lufthansa flambe, Bruxelles autorise le plan de sauvetage
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Lufthansa s'envole de 15% à Francfort après le feu vert du premier actionnaire de la compagnie au plan de sauvetage du gouvernement. Après plusieurs mois de spéculations, ce plan de 9 milliards d'euros doit être voté par les actionnaires ce jeudi lors d'une assemblée générale. Le milliardaire Heinz-Hermann Thiele, qui détient 15,5% du transporteur, avait jusqu'ici contesté ce plan qui doit accorder à l'Etat une participation directe de 20% au capital de la compagnie aérienne, ainsi que deux sièges au conseil de surveillance. L'homme d'affaire allemand a finalement indiqué qu'il allait voter en faveur de ce programme. "Je vais voter pour cette proposition", a-t-il déclaré au 'Frankfurter Allgemeine Zeitung'.

Le titre est également porté par l'accord de la Commission européenne. Le gendarme de la concurrence a autorisé ce matin ce plan qui prévoit l'intervention de l'Allemagne au capital de la Lufthansa, pour 6 milliards d'euros, ainsi qu'une garantie d'État sur un prêt de 3 MdsE. "Cette aide substantielle aidera Lufthansa à faire face à la crise du coronavirus, qui a particulièrement durement frappé le secteur du transport aérien. Mais ce soutien est assorti de conditions, visant notamment à garantir une rémunération suffisante à l'État, ainsi que d'autres mesures visant à limiter les distorsions de concurrence. En particulier, Lufthansa s'est engagée à mettre à disposition des créneaux horaires et des actifs supplémentaires sur les plateformes aéroportuaires de Francfort et de Munich, où Lufthansa détient un pouvoir de marché significatif. Cela donne la possibilité à des transporteurs concurrents d'entrer sur ces marchés, ce qui garantit des prix équitables et un choix plus large pour les consommateurs européens", affirme Margrete Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence.

Comme tous ses concurrents, le groupe n'est pas épargné par la crise sans précédent qui secoue le secteur aérien. L'entreprise, qui table sur une baisse significative de son Ebit ajusté sur l'ensemble de l'exercice, anticipe une très lente reprise de la demande. Elle prévoit d'avoir 300 avions cloués au sol en 2021, et 200 en 2022. Même après la fin de la crise, qui devrait se terminer en 2023, le groupe s'attend à ce que sa flotte reste réduite de 100 appareils.

Dans ces conditions, la firme négocie avec les syndicats un accord qui lui permettrait de supprimer près de 25.000 emplois. Dans un entretien accordé au journal 'Bild', Carsten Spohr indique néanmoins que des économies équivalentes pourraient être trouvées par d'autres moyens. "Une idée n'est pas qu'un cinquième des employés doivent partir, mais que par exemple tout le monde réduise son temps de travail et son salaire d'un cinquième", affirme le directeur général. La compagnie a d'ailleurs annoncé hier être parvenue à un accord de réduction des salaires avec le syndicat du personnel de cabine UFO, qui permettrait d'économiser environ 500 millions d'euros pendant la durée de la crise, et d'éviter les licenciements secs.

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