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Cotation du 15/10/2018 à 17h35 Ipsos -0,94% 25,360€
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Ipsos chute de près de 10% après les annonces

Ipsos chute de près de 10% après les annonces
Ipsos chute de près de 10% après les annonces

(Boursier.com) — Dans l'attente du démarrage du plan "Total Understanding", Ipsos a réalisé un premier semestre affecté par l'euro fort, marqué par une croissance organique de 1,5%. Le Chiffre d'affaires s'établit à 786 millions d'euros en repli de 5,7% par comparaison avec la même période de 2017.
Le titre chute de près de 10% ce jeudi à 26,45 euros en Bourse de Paris. En l'absence d'effets de périmètre, le niveau d'activité d'Ipsos, exprimé en euros, est la résultante de deux facteurs qui jouent en sens inverse : La croissance organique est positive à +1,5%. Les effets de change à l'inverse pèsent pour -7,3%. L'euro s'est renforcé contre toutes les monnaies, surtout celles des pays émergents, mais pas seulement. À titre d'exemple, la valeur moyenne du dollar américain vis-à-vis de l'euro a baissé de près de 12% en un an, à peine plus que celle du dollar australien (-9%), à peine moins que le rouble russe (-15%). Seule la livre anglaise qui avait, il est vrai, beaucoup baissé après le référendum qui a déclenché le Brexit, s'est presque maintenue en face de l'euro. En un an, l'écart livre/euro n'est que de -2%.

Pour le seul deuxième trimestre, le chiffre d'affaires est de 419 millions d'euros, en baisse de 5,6% par comparaison avec la période avril-juin de 2017. Les effets de change sont négatifs de 6,5% à peine moins qu'au premier trimestre (-8%) et les effets de changement des normes comptables (IFRS 15) sont aussi négatifs de 0,3%. La croissance organique du trimestre (+1,2%) vient, en partie seulement, compenser ces éléments négatifs.

La marge brute s'établit à 65,2% contre 65,3% au premier semestre 2017 (et 65% pour l'ensemble de l'année 2017). La baisse du ratio de marge brute de semestre à semestre est à relier à un mix moins favorable compte tenu de la baisse du dollar contre euro et du fait que le taux de marge brute le plus élevé dans le groupe se trouve aux Etats-Unis (impact de 16 points de base). Sans cette évolution des changes, le ratio de marge brute aurait été stable, sachant que, comme l'année dernière, le poids des grands contrats (dont les marges brutes sont souvent plus basses mais ce qui ne présage en rien du niveau de marge opérationnelle de ces contrats) vient compenser les effets positifs de la digitalisation de la collecte de données et de la croissance des Nouveaux Services.

Coûts d'exploitation

En ce qui concerne les coûts d'exploitation, la masse salariale est en baisse de 4,2%, les effectifs du groupe étant en progression de 0,5%, principalement dans les pays émergents, soit un personnel permanent de 16.664 au 30 juin 2018. Le coût des rémunérations variables en action est en légère baisse à 4,9 millions d'euros.
Les frais généraux sont contrôlés et diminuent de 9,4%, notamment en raison d'économies sur les postes Transports, Informatique et loyers.

Au total, la marge opérationnelle du Groupe s'établit à 45,6 millions d'euros, soit un taux de 5,8% rapporté au chiffre d'affaires, une baisse de 30 points de base par rapport à la même période de l'an dernier, en raison principalement des effets négatifs des changes, qui jouent à double titre : d'une part, un mix moins favorable des pays et, d'autre part, une couverture moins bonne des coûts centraux libellés en grande partie en euros. A taux de change constants, la marge opérationnelle aurait été de 6,16%.
Rappelons aussi qu'en raison de la saisonnalité de l'activité, le niveau de marge opérationnelle du premier semestre n'est pas prédictif de celui de l'ensemble de l'année.

Le Résultat net, part du Groupe, s'établit à 24,9 millions d'euros contre 21,7 millions au premier semestre 2017.
Le Résultat net ajusté, part du Groupe, qui est l'indicateur pertinent et constant utilisé pour la mesure de la performance, s'établit à 34,0 millions d'euros en baisse de 5,4% par rapport au premier semestre 2017, en ligne avec la baisse du chiffre d'affaires.

La structure financière

Flux nets de trésorerie libre. La capacité d'autofinancement s'établit à 64 millions d'euros, en amélioration de 7,4 millions d'euros notamment du fait de l'impact de la capitalisation des coûts internes de développement.
Par ailleurs, le besoin en fonds de roulement connait une variation positive de 8,6 millions d'euros.
Enfin, les investissements courants en immobilisations corporelles et incorporelles sont principalement constitués d'investissements informatiques. Ce poste est en hausse de 12,6 millions d'euros, en raison des charges de personnels capitalisés de 9,1 millions d'euros et marginalement de l'investissement dans la rénovation de certains bureaux.

En ce qui concerne les investissements non courants, Ipsos a investi 8,8 millions d'euros sur le semestre dans son programme d'acquisition, procédant notamment au rachat de minoritaires dans une société américaine et dans certains pays émergents (Vietnam notamment).
Portzamparc parle d'un "petit semestre" pour Ipsos, mais qui ne remet pas en cause sa thèse d'investissement : "Nous continuons de trouver la société sous-valorisée, de quoi rester à l'achat en visant un cours de 43,5 euros".

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