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Groupe ADP : l'éventuel référendum sur la privatisation plombe le titre

Groupe ADP : l'éventuel référendum sur la privatisation plombe le titre
Groupe ADP : l'éventuel référendum sur la privatisation plombe le titre
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après avoir cédé plus de 2% hier, Groupe ADP reste embourbé dans le rouge en fin de matinée, en retrait de 0,5% à 175,8 euros. La privatisation du gestionnaire des aéroports parisiens, souhaitée par le Président Macron, et attendue de longue date par les marchés, pourrait être mise à mal par l'Assemblée nationale. Des parlementaires ont en effet réuni le nombre de signatures nécessaires pour engager une procédure d'organisation d'un référendum d'initiative partagée contre la privatisation d'ADP.

Au moins 4,5 millions de signatures nécessaires

Il ne s'agit toutefois que d'une première étape puisque l'organisation d'un tel référendum suppose aussi de réunir plus de 4,5 millions de signatures par internet sur une période de neuf mois, pour autant que le Conseil constitutionnel juge que le référendum d'initiative partagée entre bien dans le champ prévu par l'article 11 de la Constitution. C'est la première fois que cette procédure est activée depuis la révision de la Constitution de 2008, qui a créé le dispositif.

Le projet de privatisation d'ADP, qui doit prendre la forme d'une concession limitée à 70 ans, figure au rang des cessions d'actifs publics prévues dans le projet de loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), présenté par le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire.

Une tentative de "coup politique"

L'exécutif a qualifié ce matin cette tentative de "coup politique". "Un certain nombre d'entre eux avaient été d'ardents défenseurs de la privatisation et dans des conditions qui sont beaucoup moins cadrées et publiques que celles que nous avons proposées autour d'Aéroport de Paris. C'est une alliance de circonstance qui est assez étonnante", a dit le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, sur Public Sénat.

Un "game changer" ?

Du côté des analystes, Citi affirme que cet appel au référendum montre un manque de soutien à l'opération de toutes les parties, ajoutant qu'il est plus probable que seule une participation minoritaire de l'Etat arrive sur le marché. Santander estime pour sa part que ce "coup de théâtre" pourrait être un "game changer". Le courtier pense que cet événement inattendu "peut tuer le processus". Il reste toutefois 'acheteur' de la valeur, principalement en raison d'une éventuelle prime de fusion et acquisition pour les minoritaires, qui pourrait se matérialiser en cas de privatisation. Aujourd'hui, "tout le scénario" peut changer, avertit néanmoins Santander.

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