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Cotation du 07/08/2020 à 17h35 Groupe ADP (ex-Aeroports de Paris) 0,00% 84,100€
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Groupe ADP : fait ''le choix du dialogue social'' pour retrouver la santé financière

Groupe ADP : fait ''le choix du dialogue social'' pour retrouver la santé financière
Groupe ADP : fait ''le choix du dialogue social'' pour retrouver la santé financière
Crédit photo © Groupe ADP

(Boursier.com) — Dans le cadre de la présentation des résultats du 1er semestre 2020, Groupe ADP a présenté ses perspectives. Dans le contexte de crise sanitaire, le plan de relance annoncé par Augustin de Romanet fait le choix d'économies de coûts. Il opte par ailleurs pour le dialogue social. Les discussions seront engagées à partir de septembre avec les syndicats du groupe, pour définir un cadre de départs volontaires pour début octobre. Ainsi, Groupe ADP mise sur la négociation sociale et les baisses de salaires pour renouer avec la santé financière d'ici 2021.

"Le trafic reviendra au niveau de 2019, entre 2024 et 2027"

Pour 2020, la baisse du trafic de Groupe ADP devrait être comprise entre 55 et 65%. Notre point central est de -63% sur l'année 2020, a indiqué au marché Augustin de Romanet. S'agissant du chiffre d'affaires, Groupe ADP estime que sa baisse pourrait être entre -2 et -2,5 milliards d'euros. Ces estimations effectuées, il y a plusieurs semaines, ne sont pas démenties par les chiffres que nous avons aujourd'hui. Hier, nous avions à Paris, 27% du trafic habituellement observé. 66.000 passagers à Charles-de-Gaulle contre 250.000 usuellement ; 27.000 à Orly contre 100.000 usuellement, a déploré le PDG de Groupe ADP.

Concernant le moyen terme, je sais que beaucoup nous ont trouvés trop pessimistes. Néanmoins, nous estimons que si le trafic domestique peut revenir à la normale fin 2021-2022 ; le trafic Schengen peut-être en 2023, en revanche pour le trafic international, ce sera plus long. Ceci nous conduit à estimer que le trafic reviendra au niveau de 2019, entre 2024 et 2027.

Baisse des investissements

Augustin de Romanet a précisé : S'agissant des investissements, nous allons les diviser par 2 par rapport à ce qui était prévu dans le contrat de régulation économique no4. Ils seront de l'ordre de 500 à 600 millions d'euros par an sur le périmètre régulé et non régulé.

Les investissements maintenus porteront d'une part, sur la finalisation des projets en cours et d'autre part, les investissements de maintenance et les investissements réglementaires, notamment pour équiper le standard 3, c'est-à-dire les machines de détection de matériel soute qui correspondent aux dernières exigences de l'Union européenne.

Augmentation de l'Ebitda ; Diminution de la dette

Augustin de Romanet a par ailleurs précisé les perspectives financières du groupe... Nous nous fixons comme guidance financière le retour à un ratio de dette nette sur Ebitda de l'ordre de multiples de 6x à 7x d'ici fin 2022. Nous allons donc d'ici 2022 d'une part, augmenter singulièrement notre Ebitda. Deuxièmement, nous allons réduire notre dette.

Pour y parvenir, Groupe ADP fait également le choix d'un quasi-gel des opérations de croissance externe. Nos acquisitions à l'étranger vont être infiniment plus sélectives qu'auparavant, puisque nous n'avons plus les moyens de réaliser des acquisitions de la taille de GMR, au moins pendant quelques années, a indiqué Augustin de Romanet.

L'autre piste d'envol pour ADP passe par le dialogue social, et non par un plan social...

Des efforts par tous et pour tous !

Les fondements de la reprise envisagée par Augustin de Romanet passent par la solidarité des salariés du groupe, c'est-à-dire un effort collectif basé sur le dialogue social et des départs volontaires. Il aurait été plus confortable et plus facile à admettre pour les actionnaires de faire un plan social traditionnel d'emblée, avec des départs contraints. Néanmoins, nous avons fait le choix de faire le pari de la solidarité, a indiqué Augustin de Romanet.

Ce pari de la solidarité consiste à demander à tous les collaborateurs du groupe -du plancher au plafond, qu'il s'agisse du Comité de direction, ou des cadres intermédiaires ou des agents d'exécution- d'accepter de se mettre autour d'une table pour réduire le niveau de vie des personnes de l'entreprise, a expliqué Augustin de Romanet qui poursuit : Je n'hésite pas à le dire : il s'agit de réduire un certain nombre de rémunérations, de réduire un certain nombre de primes de façon pour partie temporaire. Cette solidarité doit permettre d'éviter des départs contraints.

Les montants des réductions de salaires n'ont pas pour l'instant été affinés... Augustin de Romanet a toutefois précisé qu'elles seront raisonnables et suffisantes. (...) Il n'est pas question de déséquilibrer les budgets familiaux, mais elles seront suffisantes (...) pour revenir sur une bonne trajectoire financière.

Un accord d'emploi responsable d'ici début octobre

Concernant les départs, Augustin de Romanet a expliqué : Naturellement, nous allons prévoir un cadre de rupture conventionnelle collective qui va être proposé aux syndicats, et d'ajouter : Nous allons aussi proposer aux syndicats d'avoir recours, pour certains métiers bien cantonnés, à l'activité partielle de longue durée. Nous allons proposer un accord de performance collective, qui n'est plus ni moins qu'un accord de responsabilité pour éviter de forcer les gens à aller sur un marché du travail difficile.

Nous allons réaliser ces négociations durant le mois de septembre, aux fins que chaque collaborateur du groupe soit fixé sur ses opportunités début octobre.

La solidarité au secours de la santé financière

Interrogé sur le nombre de personnes visées par ce plan et l'importance des efforts salariaux à consentir, Augustin de Romanet a indiqué : Notre objectif est un objectif d'économies. Ce n'est pas un objectif de suppressions d'emplois. (...) Nous ne nous sommes pas fixés d'objectif de diminution du nombre de personnes salariées par ADP. Nous nous sommes fixés un objectif vis-à-vis de nos parties prenantes -qui nous ont notamment prêté de l'argent- de retour à un résultat net positif en 2021 et un retour à des ratios de dette nette sur Ebitda qui soient supportables pour toutes les parties prenantes à commencer par les agences de notation.

Augustin de Romanet a encore déclaré : Je préférerais 100 fois un accord de performance collective très puissant et très peu de suppressions d'emplois, et uniquement des diminutions d'emplois volontaires plutôt qu'un grand nombre de suppressions d'emplois.

La feuille de route est simple...: Nous nous fixons pour objectif de retrouver la santé financière par la solidarité. C'est un choix qui va obliger tous les collaborateurs du groupe à innover. (...) Nos collaborateurs ont l'occasion de prouver, en acceptant de se couper un doigt (juste un droit), que les départs contraints ne sont pas une fatalité !

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