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Facebook : les nuages s'accumulent, le titre rechute

Facebook : les nuages s'accumulent, le titre rechute
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Malgré une tentative de stabilisation lundi, le titre de Facebook est reparti dans le rouge mardi, après de nouvelles révélations sur l'affaire Cambridge Analytica, faites par un de ses anciens employés. Le cours de l'action Facebook a ainsi abandonné 4,9% à la clôture, portant sa chute à environ 17% depuis le déclenchement de cette crise de confiance sans précédent.

La chute du titre s'est accélérée après une note de Bank of America Merrill Lynch, qui a réduit son objectif de cours pour l'action Facebook pour la deuxième fois en 5 jours, passant de 230$ à 202$.

Les campagnes d'excuses publiées par Facebook depuis une semaine dans la presse semblent loin de répondre à toutes les questions que se posent les autorités américaines et européennes. Mardi, Christopher Wylie, un ex-employé de SCL, la maison mère de Cambridge Analytica, a ainsi affirmé à une commission parlementaire britannique que la firme d'analyse de "big data" aurait non seulement cherché à influencer la campagne électorale américaine en faveur de Donald Trump, mais aurait aussi joué un rôle déterminant selon lui, dans le vote des Britanniques en faveur du Brexit... Tout cela grâce à l'utilisation frauduleuse des données personnelles de 50 millions d'utilisateurs de Facebook, recueillies au départ légalement, mais à des fins "non commerciales"...

Zuckerberg entendu devant le Congrès américain le 12 avril ?

Par ailleurs, il se confirme que Mark Zuckerberg, le patron et fondateur de Facebook, devra s'expliquer devant le Congrès américain sur le passage de ces données personnelles des serveurs de Facebook vers ceux de "CA". Selon des sources proche du Congrès, citées par la presse américaine, cette audition pourrait se dérouler le 12 avril prochain.

Les parlements britannique et européen veulent aussi entendre M. Zuckerberg, tandis que les internautes et les annonceurs s'inquiètent... Quelques sociétés, dont Tesla et SpaceX, les compagnies d'Elon Musk, ont purement et simplement fermé leurs pages Facebook.

Le parlement britannique veut voir Zuckerberg en personne

Au Royaume-Uni, la Commission parlementaire sur le numérique a réitéré mardi son souhait d'entendre Mark Zuckerberg "en personne", éventuellement par vidéoconférence. Plus tôt dans la journée, Facebook avait fait savoir qu'il déléguerait deux adjoints de Zuckerberg au Royaume-uni. Cette option a donc été rejetée, "compte tenu de la gravité des allégations formulées à propos de l'accès et de l'utilisation des données des utilisateurs de Facebook", a fait savoir cette Commission parlementaire.

A Bruxelles, la commissaire européenne en charge de la Justice, Vera Jourova, a donné mardi deux semaines aux dirigeants du groupe américain pour répondre à une série de questions, notamment sur la manière dont Facebook applique les règles européennes sur la confidentialité des données. Le 20 mars, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, avait déjà invité Mark Zuckerberg à venir s'expliquer devant les eurodéputés.

Près de 90 Mds$ de capitalisation boursière envolée !

La chute du cours de Bourse de Facebook atteint désormais 17% depuis le 16 mars dernier, juste avant les révélations sur les fuites de données personnelles des membres du réseau social. Cela représente une perte de 89 milliards de dollars de capitalisation boursière pour le groupe, qui "pèse" désormais moins de 450 Mds$ à Wall Street !

Cette brutale correction reflète les inquiétudes des investisseurs face à une possible chute de l'audience et des revenus publicitaires du réseau social... En France, l'Union des annonceurs, qui représente plus de 1.000 marques, a demandé lundi des explications au réseau social. Certains annonceurs "ont décidé de suspendre, par précaution, leurs investissements publicitaires" destinés à Facebook, a précisé l'organisation dans un communiqué.

La moitié des utilisateurs envisagent de réduire leur présence sur Facebook

Mardi, un sondage réalisé par le courtier américain Raymond James, révèle qu'environ la moitié des utilisateurs de Facebook disent vouloir réduire leur usage du réseau social. Près de 20% des sondés affirment qu'ils vont utiliser Facebook "significativement moins", tandis que près de 25% veulent y avoir recours "un peu moins". En outre, 8% affirment avoir l'intention de quitter totalement le réseau...

Pour autant, les analystes de Raymond James pensent que cette réaction à chaud est sans doute excessive, et soulignent que jusqu'à nouvel ordre, Facebook reste de loin le premier réseau social mondial.

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