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Facebook enquête, un régulateur britannique perquisitionne Cambridge Analytica

Facebook enquête, un régulateur britannique perquisitionne Cambridge Analytica
Facebook enquête, un régulateur britannique perquisitionne Cambridge Analytica
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le feuilleton Cambridge Analytica se poursuit. Hier, Facebook disait avoir engagé des auditeurs légaux de Stroz Friedberg pour investiguer et déterminer si la firme de conseil au coeur du scandale détenait encore les données de dizaines de millions d'utilisateurs du réseau social. Les équipes de Stroz Friedberg se sont rendues hier au siège londonien de la firme de conseil, mais se sont arrêtées afin de laisser travailler l'ICO ('Information Commissioner's Office') britannique.

L'ICO britannique dans la place

L'ICO est une autorité indépendante britannique, dont l'une des fonctions est la défense de la confidentialité des données personnelles des individus. Ce régulateur britannique dédié aux données privées a obtenu un mandat afin de perquisitionner les bureaux de Cambridge Analytica, firme de conseil dans le domaine politique qui aurait donc récupéré - et peut-être utilisé de manière inappropriée - les données de 50 millions d'utilisateurs du réseau social californien de Menlo Park.

Vaste collecte de données

Facebook enquête par ailleurs sur Joseph Chancellor, chercheur en psychologie sociale au sein du réseau social. Il était auparavant co-directeur de Global Science Research, qui avait obtenu des informations sur les utilisateurs Facebook et leurs amis par l'intermédiaire d'une application de quiz de personnalité. Aleksandr Kogan, autre co-directeur de la firme, aurait ensuite transmis ces informations à Cambridge Analytica... Des données qui auraient pu être utilisées par la firme Cambridge Analytica pour la campagne de Trump en 2016...

Utilisation inappropriée

Selon le 'New York Times', l'application aurait finalement permis de collecter des informations sur des dizaines de millions de personnes. L'utilisation faite de ces données poserait problème, le développeur ayant enfreint la politique de Facebook en transmettant justement ces données à la fameuse 'Cambridge Analytica' et à sa maison-mère britannique. Facebook a constaté il y a quelques jours que les données en question n'avaient pas été totalement détruites, contrairement aux engagements de Cambridge Analytica. Robert Mercer, milliardaire donateur du Parti républicain, est un actionnaire majeur de 'Cambridge'(, qui compte par ailleurs Steve Bannon - acteur de la campagne de Trump en 2016 - à son conseil d'administration... Les fameuses données pourraient donc avoir été utilisées pour la constitution de publicités électorales ciblées durant la campagne de Trump...

Confiance rompue

Le réseau social va donc devoir déployer des efforts très importants, dans les prochains mois, afin de restaurer la confiance dans sa marque et son engagement au respect de la vie privée et des données des utilisateurs.
"Aleksandr Kogan, un professeur de l'Université de Cambridge, a accédé aux données de plus de 50 millions d'utilisateurs de Facebook en créant simplement une enquête, remplie par 270.000 personnes", résume CNN. Et comme l'admet Facebook, Kogan a accédé à ces données de manière légitime. Ce qui pose problème, c'est la transmission de ces données à un tiers, pour un usage inapproprié. "Protéger les informations du public est au coeur de tout ce que nous faisons", a assuré Paul Grewal, 'deputy general counsel' de Facebook. Pourtant, cette affaire montre l'usage détourné pouvant être fait de données collectées par des parties externes sur les réseaux sociaux...

Zuckerberg sur le gril

L'affaire a d'ailleurs ému le monde politique, aux USA et au niveau international. Certains législateurs américains en appellent ainsi à une régulation accrue pour les grands acteurs technologiques. Amy Klobuchar, sénatrice démocrate, demande d'ailleurs à ce que Mark Zuckerberg comparaisse devant le Comité judiciaire du Sénat, afin de s'expliquer sur ce scandale concernant 50 millions d'Américains. En outre, cette affaire interroge sur l'utilisation des données des utilisateurs des réseaux sociaux et les pratiques de ces mêmes réseaux...

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