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Engie : Isabelle Kocher officiellement débarquée de son poste de DG

Engie : Isabelle Kocher officiellement débarquée de son poste de DG
Engie : Isabelle Kocher officiellement débarquée de son poste de DG
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — C'est désormais officiel. Le conseil d'administration d'Engie, réuni jeudi soir, a décidé de ne pas reconduire Isabelle Kocher comme directrice générale du groupe énergétique, a annoncé le groupe dans un communiqué.

Le conseil "a decidé de ne pas proposer le renouvellement" du mandat d'administrateur d'Isabelle Kocher à l'occasion de la prochaine Assemblée Générale, "ce qui mettra fin à ses fonctions de Directrice Générale".

Le communiqué précise qu'"à l'issue d'un processus de décision s'appuyant sur un bilan détaillé de son mandat, le Conseil d'administration a considéré que l'approfondissement de la stratégie nécessitait un nouveau leadership".

Claire Waysand devient Directrice Générale par intérim

Dans l'immédiat, une direction générale collégiale par intérim a été nommée, le président du conseil Jean-Pierre Clamadieu ne cumulant pas la présidence et les fonctions de directeur général. La direction opérationnelle sera ainsi confiée de manière collégiale à Paulo Almirante, DGA et Directeur Général des Opérations, Judith Hartmann, DGA et Directrice Financière et Claire Waysand, DGA et Secrétaire Générale, cette dernière assumant le mandat de Directrice Générale par intérim.

Le Conseil "confie à Jean-Pierre Clamadieu la mission d'apporter son appui à la direction générale par intérim pour assurer le bon déroulement de cette phase de transition". M. Clamadieu est chargé de rechercher le prochain dirigeant du Groupe, "avec l'appui du Comité des Nominations, des Rémunérations, et de la Gouvernance, présidé par Françoise Malrieu", précise le groupe.

Un sujet politiquement sensible

Les rumeurs d'une éviction d'Isabelle Kocher, dont la stratégie est contestée en interne, se sont amplifiées ces derniers jours, et un conseil d'administration extraordinaire a été convoqué jeudi en fin d'après-midi. Des sources de presse annonçaient dans la matinée que les 3 représentants de l'Etat (qui détient 24% du capital du groupe), voteraient contre le renouvellement du mandat d'Isabelle Kocher, qui faisait face à l'hostilité d'une majorité d'administrateurs.

La direction d'Engie était devenue ces derniers mois un sujet politiquement sensible pour le gouvernement, en particulier parce qu'Isabelle Kocher est la seule femme à la tête d'une entreprise du CAC 40. Les opposants à Isabelle Kocher lui reprochent des erreurs de management et une difficulté à communiquer avec son conseil d'administration. Ses partisans estiment qu'elle est attaquée parce qu'elle est la seule femme à diriger une entreprise du CAC 40 et qu'elle a pris parti pour la transition énergétique.

De nombreuses personnalités du monde des affaires et de la politique ont récemment apporté leur soutien à Isabelle Kocher, dont Anne Hidalgo, Xavier Bertrand, Cédric Villani, Aurore Bergé ou encore Yannick Jadot. Ces derniers apprécient particulièrement le virage stratégique que la dirigeante a fait prendre au groupe ces derniers mois en direction des énergies renouvelables.

Simplifier l'organisation et clarifier les options stratégiques

Sur le plan stratégique, le conseil d'Engie a affirme jeudi soir qu'il allait "engager une nouvelle étape de la transformation et approfondir la stratégie engagée pour faire d'ENGIE un leader de la transition énergétique et climatique".

Pour y parvenir, le groupe devra "simplifier son organisation, clarifier ses options stratégiques, et conforter son modèle de croissance dans le domaine des énergies renouvelables et des solutions clients. Il doit également répondre à deux enjeux essentiels que sont la place du nucléaire dans le mix énergétique de la Belgique et celle du gaz dans le mix énergétique français".

Pas de démantèlement en vue, assure Bruno Le Maire

Au niveau opérationnel, des analystes estiment que le départ d'Isabelle Kocher pourrait enclencher le processus de scission des infrastructures gazières de l'ancien Gaz de France et remettre en jeu la participation de 32,1% d'Engie dans le groupe de services à l'environnement Suez. Avant la réunion du conseil, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a toutefois assuré jeudi matin qu'"il n'y a aucun projet de démantèlement".

"Arrêtons d'affaiblir nos champions industriels en diffusant des rumeurs malveillantes et inexactes", a-t-il poursuivi en allusion aux craintes exprimées par Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France jeudi matin sur la 'franceinfo'. Par ailleurs, la cession par l'Etat d'une partie de sa participation de 24% dans le capital du groupe énergétique n'est "absolument pas" à l'ordre du jour, a ajouté le ministre.

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