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EDF, la CRE ouvre une brèche dans l'Arenh

EDF, la CRE ouvre une brèche dans l'Arenh
Crédit photo © EDF Thierry Mouret

(Boursier.com) — La Commission de régulation de l'énergie a dressé hier un constat partiel d'échec de l'Arenh, ce tarif fixe de 42 euros le MWh auquel les fournisseurs d'énergie alternatifs peuvent acheter de l'électricité nucléaire à EDF. Dans un rapport dédié, le régulateur juge que "l'Accès régulé au nucléaire historique" ne remplit pas ses objectifs de développement de la concurrence. Non seulement aucun contrat de gré à gré n'a été signé, mais encore a-t-il peu incité les alternatifs à investir dans leurs propres moyens de production. Et la situation ne devrait pas changer d'ici l'échéance du dispositif en 2025, selon la CRE.

La modification de l'Arenh est un cheval de bataille d'EDF depuis longtemps. Quand les prix du marché étaient inférieurs à ceux du dispositif, il ne servait pas à grand-chose. Depuis deux ans, il a retrouvé de l'intérêt, mais les fournisseurs alternatifs réalisent des arbitrages financiers lorsque les prix de gros sont proches de l'Arenh. La CRE estime que l'esprit du dispositif a été détourné, car les opérations n'ont pas grand-chose à voir avec l'approvisionnement des consommateurs, déjà assuré sur le marché de gros. Le régulateur préconise de supprimer le guichet infra-annuel pour éviter les arbitrages à mi-année et d'accroître en contrepartie la marge de tolérance pour compenser la suppression de l'ajustement intermédiaire. Il propose aussi d'introduire une cohérence entre le rythme de signature des contrats et de couverture des approvisionnements par les fournisseurs d'une part, et le rythme de souscription des volumes d'Arenh d'autre part. Une consultation devrait être lancée. La CRE préconise également le maintien de l'Arenh à 42 euros par MWh et une amélioration de la règle du plafond du dispositif.

UBS estime que les remarques de la CRE constituent un élément positif pour EDF, qui pâtit des arbitrages. Leur coût avait été estimé à 500 ME pour l'énergéticien en 2016. L'analyste estime qu'une réforme serait un pas dans la bonne direction, mais n'exclut pas que la France en profite pour pousser plus avant la refonte de la politique nucléaire. Aux yeux de l'analyste, des changements sont nécessaires, peut-être jusqu'à un cadre à tarifs totalement régulés qui garantirait un certain niveau de résultats. De quoi permettre, comme certains professionnels l'ont défendu, une scission de l'activité avec l'opportunité d'investir dans les actifs non-nucléaires du groupe. Mais pour l'heure, cela reste de la politique-fiction.

©2018,

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