Cotation du 23/09/2021 à 17h35 EDF +2,65% 10,850€

EDF : ça coince toujours avec Bruxelles, le titre recule

EDF : ça coince toujours avec Bruxelles, le titre recule
EDF : ça coince toujours avec Bruxelles, le titre recule
Crédit photo © Pool New / EDF

(Boursier.com) — EDF recule de 3,3% à 11,7 euros en ce début de semaine, à nouveau plombé par les lentes et difficiles négociations entre la France et la Commission européenne autour du projet de nouvelle régulation du parc nucléaire français et de réorganisation du groupe énergétique.

Bruno Le Maire a déclaré hier qu'il serait difficile pour le pays d'accepter les demandes actuelles de Bruxelles : "cela me paraît très compliqué d'expliquer aux Français que nous allons céder aux demandes de la Commission européenne qui souhaite, dans le fond, qu'EDF ne soit plus une seule entreprise unique produisant différentes formes de l'électricité, mais une somme d'entités qui auraient des relations très distendues, voire plus de relations du tout les unes entre les autres", a indiqué le ministre de l'économie et des finances sur 'LCI'. "Je ne laisserai pas la Commission européenne démanteler EDF".

Le projet de refonte d'EDF passerait par la création d'un ensemble regroupant le parc nucléaire et thermique, intégralement renationalisé, qui détiendrait lui-même 100% d'une entité dédiée à l'hydroélectricité, dans une quasi-régie évitant une mise en concurrence des barrages du groupe. EDF, dont l'Etat détient aujourd'hui 83,8% du capital, créerait une troisième entité regroupant les énergies renouvelables, la distribution, les services et la commercialisation, dont le capital serait ouvert à des actionnaires minoritaires - potentiellement à hauteur de 30% - et qui bénéficierait d'un financement propre.

Les syndicats sont vent debout contre ce projet, évoquant un risque de démantèlement et de début de privatisation. "Plus unie que jamais" contre le projet de réorganisation d'EDF mais "consciente que le statu quo n'est pas tenable", l'interfédérale a réaffirmé la semaine passée sa demande de réévaluation du prix de vente du nucléaire d'EDF afin de couvrir ses coûts de production, ainsi que celle d'une recapitalisation de l'entreprise "en s'appuyant sur la promesse que le ministre lui a faite le 6 avril d'apporter à EDF 10 milliards d'euros de soutien public".

"Les pourparlers restent difficiles", affirment les analystes de JP Morgan. Il est "de plus en plus improbable" que la réforme complète soit adoptée avant l'élection présidentielle de l'année prochaine. La question est de savoir si Emmanuel Macron "décide d'une troisième voie, qui verrait EDF nationalisé à court terme et les parties délicates de la réforme convenues plus tard", précise la banque. La décision du président français sur cette question est attendue "prochainement".

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