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Ecoslops : le premier semestre se solde par une perte de 2,3 ME

Ecoslops : le premier semestre se solde par une perte de 2,3 ME
Ecoslops : le premier semestre se solde par une perte de 2,3 ME

(Boursier.com) — Ecoslops annonce ses résultats non audités pour le premier semestre de l'exercice en cours, arrêtés au 30 juin 2020 par le Conseil d'Administration lors de sa séance du 24 septembre 2020.

Sur un plan opérationnel, la crise sanitaire s'est traduite sur le semestre par :
- Un arrêt de l'unité de Sinès au Portugal durant 37 jours (du 18/4 au 25/5), du fait de l'arrêt ou du fort ralentissement de l'activité des clients. Ainsi, l'unité P2R de Sinès a produit sur le semestre écoulé 11.872 tonnes et en a vendu 9.887 (contre respectivement 13.360 et 12.000 tonnes au 30 juin 2019), soit une baisse en volume de la production de 11% et de 18% pour les ventes. L'arrêt temporaire de l'activité a été mise à profit pour effectuer les opérations de maintenance annuelle.
- L'arrêt complet du chantier de l'unité de Marseille du 17 mars au 11 mai 2020, suivi d'un redémarrage progressif (du fait de retards sur certaines livraisons et une productivité plus faible des fournisseurs post-confinement). La nouvelle date de démarrage du site est estimée au courant du premier semestre 2021 et non plus à la fin 2020.
- Un allongement des études et de la durée de construction du Mini-P2R. La réception de la première unité est attendue elle aussi au courant du premier semestre 2021.
- La mise en place de mesures de chômage partiel pour le siège à Paris et le chantier de Marseille.

Sur le plan financier, l'arrêt temporaire de l'unité de Sinès et l'effet conjugué de la baisse des cours pétroliers (baisse moyenne du cours du brent de 34% sur la période) se sont traduits par une diminution de chiffre d'affaires de 1,5 ME, soit -34%, répartie pour moitié entre l'effet volume et l'effet prix. En ce qui concerne le résultat net, le premier semestre 2020 se solde par une perte de 2,3 ME, représentant une dégradation de 1,8 ME en comparaison avec le premier semestre 2019.

L'EBITDA Groupe se décompose en -0,3 ME pour l'unité de Sinès au Portugal et -1,2 ME pour les coûts de structure du siège et de Marseille.

En dépit de la crise sanitaire, le Groupe conserve une structure financière solide qui lui permet de poursuivre ses investissements sur l'unité de Marseille et le Mini-P2R ; ceci sans avoir sollicité de PGE (Prêt Garanti par l'Etat).
Au 30 juin 2020, la trésorerie disponible s'élève à 7,6 ME, vs 6 ME au 31 décembre 2019. La dette brute s'élève à 20,2 ME et les capitaux propres à 19,3 ME.

Ainsi, l'endettement net au 30 juin 2020 est de 12,6 ME, à comparer à un endettement net de 7,2 ME au 31 décembre 2019, reflet de la période d'investissements sur le site de Marseille (4,3 ME sur le premier semestre).

Développement au cours du semestre

Marseille

Notre filiale, Ecoslops Provence, dont le groupe Total est actionnaire à hauteur de 25%, a poursuivi les travaux de construction de l'unité P2R (capacité de 30.000 tonnes) avec, comme indiqué en préambule, une interruption totale du 17 mars au 11 mai 2020, suivie d'une reprise progressive. La date de mise en service de l'unité a donc été décalée au premier semestre 2021.
En dehors de l'impact de la crise sanitaire, le chantier, sur un plan technique et industriel, se déroule conformément à nos attentes.
Au premier semestre, Ecoslops Provence a effectué le tirage de la totalité de la ligne de financement (6,5 ME) auprès du pool bancaire BNP Paribas/HSBC/Banque Populaire Méditerranée.

Anvers

Les études environnementales et de danger ont été lancées dans le cadre de la préparation des dépôts de permis de construire et d'exploiter. Ces dépôts devraient avoir lieu à la fin de l'année 2020 et les autorisations sont attendues pour fin 2021, date à laquelle pourront être lancés les travaux de construction, pour une mise en service au 1er trimestre 2023.

Pour rappel, une partie du financement BEI est prévue pour financer la quote-part de fonds propres nécessaire à l'unité d'Anvers. (8 ME sur les 18 ME de financement total).

Mini-P2R

Après une phase de tests sur la version pilote en 2019, la conception de la première unité industrielle a été lancée au cours du premier semestre 2020. La société a pu constater les attentes fortes du marché pour cette solution, en particulier pour sa nouvelle fonctionnalité qui concerne le traitement des huiles de vidange usagées. Il est rappelé que la société a signé 2 lettres d'intention : la première en janvier 2020 avec la société Aqua Flore à Agadir au Maroc et la seconde en juin 2020 avec la société Valtech Energy à Kribi au Cameroun.

La société mène actuellement 2 négociations dont une devrait aboutir d'ici la fin de l'année 2020.
La société a décidé d'industrialiser ces unités par le biais d'un partenariat avec une entreprise basée en France, afin de maximiser la réactivité, de préserver la confidentialité et de garantir la qualité de fabrication. Le choix de ce partenaire industriel est en cours et sera finalisé début octobre 2020.

Perspectives et événements postérieurs

La société a déposé une demande de permis "Seveso Haut" pour l'unité de Sines au Portugal, permettant de stocker beaucoup plus de déchets d'hydrocarbures que sous le permis précédent, "Seveso Bas". Les capacités de stockage pourront ainsi passer de 5.000 à 20.000 mètres cube, sans investissement complémentaire en bacs de stockage mais nécessitant un reporting plus étoffé. Cette augmentation de la capacité de stockage permettra une approche beaucoup plus opportuniste des achats de résidus à l'avenir. Nous pensons pouvoir disposer de cette autorisation avant la fin de l'année 2020, et d'en bénéficier pleinement en 2021. Les procédures d'importation de déchets d'hydrocarbures depuis la zone ARA ainsi que le traitement administratif du nouveau permis sont fortement ralentis par les impacts Covid-19 et de ce fait la visibilité sur les approvisionnements de fin d'année est réduite. La société profitera d'un éventuel arrêt de l'usine pour anticiper ses travaux de révision décennale de bacs.

Le second tirage de 5 ME auprès de la BEI a été réalisé fin juillet 2020, dans le cadre des travaux de construction de l'unité de Marseille et de construction de la première unité Mini-P2R.

Enfin, la trésorerie du Groupe (10,4 ME à fin août 2020) et future (avec 8 ME de tirage bancaire BEI restant à effectuer pour le projet d'Anvers) nous permet d'une part de financer notre programme d'investissements et les frais de fonctionnement, et d'autre part d'absorber les conditions de marché dégradées de notre activité portugaise.
La société est pleinement concentrée sur l'optimisation de l'unité portugaise, le démarrage prochain de l'unité française et la préparation des travaux de l'unité belge, pour ce qui concerne ses unités en propre.
Le Mini-P2R est un nouvel axe de croissance très important, qui s'adresse à un marché inexploité pour l'instant : celui de la régénération des huiles de vidange usagées en combustibles. La société dispose des atouts humains, techniques et financiers pour prendre une position de référence sur ce nouveau marché.

Vincent Favier, Président Directeur Général d'Ecoslops, a déclaré : "Au cours du premier semestre, et plus particulièrement au cours du second trimestre, l'activité du Groupe a été impactée de façon significative par la crise sanitaire liée à la Covid-19, et ses répercussions sur la vie économique, ainsi que par la baisse des cours des produits pétroliers résultant d'une baisse de la demande dans ce contexte de contraction de l'économie mondiale".

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